Projet d'attentat : trois nouvelles arrestations dans l'Hérault

Une première série d'interpellations avait déjà eu lieu dans l'Hérault, le 10 février. Comme ici à Clapiers. / © SYLVAIN THOMAS / AFP
Une première série d'interpellations avait déjà eu lieu dans l'Hérault, le 10 février. Comme ici à Clapiers. / © SYLVAIN THOMAS / AFP

Trois nouveaux suspects ont été arrêtés dans l'Hérault cette semaine dans l'enquête sur des soupçons de projet d'attentat pour lequel trois personnes, dont une adolescente de 16 ans, sont déjà sous les verrous, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires et proche de l'enquête.

Par AFP

Comme l'a révélé Midi Libre, les trois hommes, âgés de 26, 30 et 48 ans, ont été arrêtés pour les deux plus âgés mardi et pour le plus jeune mercredi, a indiqué la source judiciaire. Une première série d'interpellations avait déjà eu lieu dans l'Hérault, le 10 février, visant un jeune homme de 20 ans Thomas Sauret, et sa petite amie de 16 ans, Sarah, tous deux convertis à l'islam et radicalisés, ainsi qu'un homme de 33 ans Malik Hammami, soupçonné d'avoir pu jouer un rôle de mentor auprès d'eux. Ils ont été mis en examen et écroués.

Trois hommes de 26, 30 et 48 ans

Dans l'appartement de Clapiers, près de Montpellier, où avait été arrêté le jeune homme originaire des Ardennes, les enquêteurs avaient retrouvé 71 grammes de TATP, un explosif artisanal puissant mais très instable, et du matériel pour en fabriquer. Le trio avait été identifié depuis plusieurs semaines en raison de son activisme sur les réseaux sociaux, notamment sur la messagerie cryptée Telegram, prisée des jihadistes. Mais aucun projet précis d'attentat, avec une cible déterminée et des actes préparatoires, n'avait pu être déterminé par les enquêteurs.


D'après une source proche de l'enquête, les deux hommes arrêtés mardi sont notamment mis en cause par Malik Hammami, qui a fait état de leur présence lors d'un rendez-vous avec Thomas Sauret au cours duquel le projet d'attentat a pu être envisagé. L'individu de 26 ans arrêté mercredi avait déjà été placé en garde à vue au début de l'enquête parce qu'il se trouvait au domicile de Malik Hammami quand les policiers avaient arrêté ce dernier. Mais il avait été relâché au départ, faute d'éléments l'impliquant dans un éventuel projet d'attentat.

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