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Projet photovoltaïque sur le Larzac : début des concertations publiques

Une centrale photovoltaïque de plus de 400 hectares devrait voir le jour sur ce site situé sur la commune du Cros, à la jonction des départements du Gard, de l’Aveyron et de l’Hérault - mai 2019 / © France 3 LR - V. Banabera
Une centrale photovoltaïque de plus de 400 hectares devrait voir le jour sur ce site situé sur la commune du Cros, à la jonction des départements du Gard, de l’Aveyron et de l’Hérault - mai 2019 / © France 3 LR - V. Banabera

Une période de concertation publique a été lancée ce jeudi 2 mai concernant le projet très polémique d’installation d’une centrale photovoltaïque sur le plateau du Larzac. Ainsi ce jeudi, les citoyens de la commune du Bosc ont pu s’exprimer autour de ce projet.

Par Joane Mériot

Une nouvelle fois ce jeudi, Laurent Bonhomme, président d’Arkolia Energies, une PME héraultaise spécialisée dans les énergies renouvelables, a présenté ce qu’il appelle son «  petit bébé », le projet « Solarzac », cette fois-ci, devant les habitants et aussi les opposants de la commune du Bosc.

Une centrale photovoltaïque de grande envergure qui produirait de l’électricité selon lui, pour 200 000 personnes. Une ferme écologique et pastorale qui s’étendrait sur 400 hectares, couplé à une usine de production de méthane.

Installation sur un site de l’Unesco


Située sur la commune du Cros, à la jonction des départements du Gard, de l’Aveyron et de l’Hérault, cette centrale serait installée au cœur du site Causses et Cévennes inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco au titre de son « paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen ».

Alors forcément ce projet crée la polémique.
 

Un projet bancal pour certains habitants


Selon les opposants de la commune du Bosc, soutenus pour certains par José Bové, ce projet ne tient pas la route :

La loi interdit ce type d’utilisation du sol dans cette zone-là, le Scot l’interdit aussi, confie un habitant.

Ce sont des projets spéculatifs, en fait on prend des terres agricoles pour en faire autre chose, ajoute une autre. 


Pour les opposants agriculteurs et villageois le lieu choisi n'est pas approprié. Laurent bonhomme reste lui droit dans ses bottes :

Ou que ce soit en France, dès que vous parlez de mettre une éolienne, de mettre une centrale au sol, vous avez toujours des oppositions, je pense que le problème de base c’est qu’il n’y a pas de pédagogie qui a été faite pour les français sur les renouvelables. On commence de l’espace en hauteur ou en largeur mais on ne leur a pas fait comprendre que nous allions consommer cet espace pour remplacer le nucléaire.
 

Deux mois de concertation


Ce dernier propose à la population quatre ateliers pédagogiques, et d’autres réunions avec les communes concernés sont prévus jusqu’au 23 juillet.
Les habitants pourront alors s'exprimer, commenter, voire questionner le maître d'ouvrage sur les différents aspects du projet. 

Le reportage de Pascaline Arisa et Valérie Banabera 
 

 

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