Régionales 2021 en Occitanie : Philippe Saurel, ancien baron PS votera pour le candidat LR Aurélien Pradié

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Écrit par Calypso Vanier

L'ancien maire DVG de Montpellier a indiqué ce 24 juin sur Twitter qu'il votera pour le candidat Les Républicains au second tour des élections régionales. Un vote très surprenant venant de l'ancien homme politique encarté pendant 20 ans au PS. 

L’ancien maire DVG de Montpellier, Philippe Saurel, continue de surprendre les électeurs. Sur Twitter, il vient d'annoncer ce jeudi 24 juin qu'il votera pour le candidat LR Aurélien Pradié au second tour des élections régionales. Il estime qu'avec la candidate sortante PS, Carole Delga, "le compte n'y est pas" et que l'Occitanie est "la région la plus mal gérée de France". 

Dans son tweet, l'ancien président de la Métropole explique rapidement les raisons de son désaccord avec la candidate arrivée largement en tête au 1er tour avec 39% des voix. Il fait notamment référence à la ligne à grande vitesse entre Montpellier-Perpignan et au lycée Cournonterral très attendu par les habitants et dont l'ouverture est prévue en 2023-24 à l'Ouest de la Métropole. 

Il y a quelques jours, le 21 juin, l'ancien maire de Montpellier créait déjà la surprise. Lui qui avait été battu en juin 2020 par le socialiste Mickaël Delafosse a décidé de soutenir les candidats de la majorité municipale. Il appelle à voter pour les binômes proposés par son ancien adversaire dans les 6 cantons de la ville, tous arrivés en tête. « Pour que l’intérêt de la ville, dit-il, soit représentée à l’assemblée départementale ».

Encarté au PS pendant 20 ans 

Mais en soutenant cette fois-ci le candidat LR, Aurélien Pradié, arrivé en 3ème position derrière le RN avec 12% des voix au 1er tour, l'ancien homme politique s'éloigne radicalement de son parti d'origine. Encarté au PS pendant 20 ans, de 1994 jusqu'à 2014, Phillipe Saurel avait ensuite été élu maire de Montpellier et président de la Métropole avec une liste citoyenne.

Il s'était ensuite rapproché du mouvement Territoire de Progrès, l’aile gauche d’En Marche. Mais jamais il n'avait franchi un tel pas vers la droite. La question maintenant est de savoir si les électeurs suivront cette décision dimanche 27 juin.