Tir de flash-ball : un non-lieu requis dans l'affaire "Casti" du supporter de Montpellier

Le procureur de la République de Montpellier a requis un non-lieu contre le policier de la brigade anticriminalité (Bac) qui a causé la blessure du supporter de MHSC, Florent Castineira, le 21 septembre 2012.

"Casti" le supporter du MHSC a perdu l'usage de son oeil droit - archives
"Casti" le supporter du MHSC a perdu l'usage de son oeil droit - archives © France 3 LR
C'était en 2012. En marge d'un match de football opposant Montpellier à Saint-Etienne, Florent Castineira avait perdu l'usage de son oeil droit. Cinq ans plus tard, la défense du supporter tente toujours de prouver que le tir de flash-ball a bien eu lieu avant les échauffourées entre supporters. Ce qui réfuterait la thèse de la légitime défense soutenue par les avocats du policier.

Outre la légitime défense, le ministère public estime que l'on ne connait toujours pas avec certitude l'auteur du tir. Autre fait marquant : en 2013, un rapport de l'IGPN blanchissait le policier auteur du tir.

Un non-lieu déjà requis en 2014


En 2014, le parquet de Montpellier avait déjà rendu un non-lieu. Mais les avocats avaient obtenu de nouveaux actes, comme des enregistrements de vidéosurveillance. Ces vidéos démontrent, selon la défense, que c'est le tir qui a provoqué les incidents les plus graves et non l'inverse.

Interrogés par le Midi Libre, les avocats de celui qu'on surnomme "Casti" s'indignent de la réquisition du nouveau non-lieu requis par le procureur :
 

"On sait au détail près qui a tiré ! Et le policier qu'il l'ait fait exprès ou pas, il est couvert ! C'est absurde, extravagant."

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