Accusé de racisme, l'artiste sétois Hervé di Rosa réagit vivement

Hervé di Rosa accusé de racisme. Une pétition demande le retrait de sa fresque à l’Assemblée nationale / © PASCAL GUYOT / AFP
Hervé di Rosa accusé de racisme. Une pétition demande le retrait de sa fresque à l’Assemblée nationale / © PASCAL GUYOT / AFP

Hervé di Rosa accusé de racisme. Une pétition demande le retrait de sa fresque à l’Assemblée nationale depuis une tribune diffusée par Mame-Fatou Niang, réalisatrice, et Julien Suaudeau, écrivain dénonçant "la banalisation du racisme." L'artiste sétois a vivement réagi. 

Par Olivier Le Creurer

"Il n’existait donc aucun street artist capable de répondre à la commande de l’Assemblée nationale sans réduire les Noirs à une vision humiliante et déshumanisante ? En regardant ce mural, on a le sentiment d’ouvrir un des grimoires infâmes de la suprématie blanche. Nous demandons le retrait de ce mur de la honte."
 
Les deux figures contestées d'hervé Di Rosa / © Hervé Di Rosa
Les deux figures contestées d'hervé Di Rosa / © Hervé Di Rosa


Dans une tribune diffusée dans L'Obs, Mame-Fatou Niang, réalisatrice, et Julien Suaudeau, écrivain dénonce la banalisation du racisme à l’Assemblée nationale en visant Hervé di Rosa et une fresque déposé à l'assemblée nationale en 1991.

"La fresque d’Hervé di Rosa commémorant la première abolition de l’esclavage est une faute, qu’aggrave sa pérennité. Lapsus honteux ou angle mort de la mémoire coloniale, elle n’a pas sa place à l’Assemblée Nationale," insiste les auteurs de cette tribune.


Je ne vais pas me justifier que tous mes personnages ont de grandes lèvres. Les formes sont à tout le monde. Alors, on va reprocher à Picasso de peindre des femmes horribles avec de grands sexes


L'artiste sétois n'a pas tardé à réagir: "Je ne vais pas me justifier que tous mes personnages ont de grandes lèvres. Les formes sont à tout le monde. Alors, on va reprocher à Picasso de peindre des femmes horribles avec de grands sexes." 

Cette oeuvre est une fresque de deux fois 20 mètres de long. "On m'avait demandé de choisir deux lois qui me paraissaient essentielles. Pour moi, c'était le vote des femmes et l'abolition de l'esclavage. La peinture que vous voyez le plus souvent représente 1/10ème de la totalité de l'oeuvre."
 

 Hervé Di Rosa estime qu'il n'a pas à s'expliquer: "je ne veux pas justifier, c'est comme ça et je ne comprends pas ce débat. En plus, pour moi, les humains ne sont pas divisés entre jaunes, noirs, blancs. Ils sont divisés peut-être entre pays des continents mais pas à l'intérieur d'un pays." 
 


 

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