Départementales : la der de Pierre Bouldoire dans le canton de Frontignan, dans l'Hérault

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Dans le canton de Frontignan, le socialiste Pierre Bouldoire est de nouveau candidat pour les élections départementales. L'actuel premier vice-président du conseil départemental fera face à trois listes, dont celle menée par Gérard Prato du Rassemblement national.

Le socialiste Pierre Bouldoire repart pour un tour. L'ancien maire de Frontignan et actuel premier vice-président du conseil départemental de l'Hérault se représente dans le canton de Frontignan, aux côtés de Sylvie Pradelle. Le binôme défend le bilan de l'équipe sortante et de son président Kléber Mesquida. "Le Département, c'est quand même un milliard et demi d'euros de budget annuel, dont 800 millions consacrés à l'action sociale. Les gens doivent le savoir", rappelle Pierre Bouldoire.

L'élu se dit confiant mais redoute un taux d'abstention élevé. Il lance donc un appel aux électeurs de tous bords, mais surtout de gauche.

Qu'ils se mobilisent. Evidemment, on leur demande de voter plutôt pour nous, candidats d'une gauche rassemblée. Mais il faut qu'ils aillent voter.

Pierre Bouldoire.

Pierre Bouldoire espère l'emporter au terme de ce qui devrait être sa dernière campagne électorale.

Quels candidats face à Pierre Bouldoire ?

Face à lui, trois listes. La première est menée par un opposant "historique", Gérard Prato, soutenu par le Rassemblement national, la Droite populaire et l'Avenir français. Avec son binôme Patricia Andrieu, Gérard Prato souhaite changer la gouvernance du conseil départemental.

On veut essayer de rompre avec cette façon de travailler des socialistes où on prône le clientélisme, le copinage et le communautarisme. Cela va être difficile de l'emporter sur les 25 cantons mais on veut devenir une opposition forte pour dire "ça suffit".

Gérard Prato.

Autre liste, celle menée par Danièle Varo et par le maire de Gigean, Marcel Stoecklin, qui avait battu Sylvie Pradelle aux dernières municipales. De sensibilité de gauche, le binôme a reçu le soutien des Républicains et de la République en marche. Mais ils se présentent avant tout comme des candidats issus des territoire. "Nous voulons plus de proximité, d'efficacité, d'humanité et d'équité", clame Marcel Stoecklin. "Et nous nous situons entre les représentants du passif à gauche et les extrêmes de droite". 

Dernière liste, celle menée par Robert André et Marie-France Britto avec un programme axé sur la sécurité. Et eux aussi revendiquent un statut de candidats de terrain. "Nous sommes une équipe issue du peuple et de la ruralité", précise Robert André. "On veut soutenir les communes sans interférer dans leur gestion".

Un scrutin incertain

Dans ce canton de Frontignan, le scrutin s'annonce incertain pour ces élections départementales jumelées avec les régionales et en pleine période de déconfinement. Pour rappel, si le binôme Pierre Bouldoire-Sylvie Pradelle l'avait emporté en 2015, c'est le RN qui était arrivé en tête au premier tour avec six points d'avance.