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A Frontignan, l'ancienne usine Lafarge est en cours de démolition

L'usine, sur le territoire de la commune de Frontignan, était à l'arrêt depuis plusieurs années. / © France 3 Occitanie
L'usine, sur le territoire de la commune de Frontignan, était à l'arrêt depuis plusieurs années. / © France 3 Occitanie

L'ancienne cimenterie Lafarge de Frontignan dans l'Hérault est en train de disparaître : des milliers de tonnes de fer et de béton doivent être démantelés. Le chantier devrait durer quatre ans.

Par Richard Duclos

Gros chantier le long de la RD2, sur le territoire de Frontignan. L’ancien hall de stockage de l’usine Lafarge, immense structure de 200 mètres de long, 35 mètres de large et 25 mètres de hauteur, est en cours de démolition.

Pour le faire disparaître, pas d’explosif, mais un "grignotage progressif" pour limiter le bruit, les vibrations et la poussière, comme l’explique Philippe Boulanger, responsable des sites Lafarge de Sète et Frontignan :


Comme nous sommes au bord d’une route à fort trafic, la difficulté est de limiter au maximum les nuisances.
 

Frontignan (34) : L'usine Lafarge finalement démolie
A l'arrêt depuis six ans, l'ancienne cimenterie Lafarge, dans le bassin de Thau, est en cours de démolition. - France 3 Occitanie - F. Hertmann / S. Taponier


A l'arrêt


Au fil du temps, le cimentier avait progressivement arrêté son activité. Sa dernière unité de fabrication a été déplacée il y a 6 ans dans le port de Sète.

L’usine, créée en 1927 et désormais à l'arrêt, comprenait une carrière, des fours, une station de broyage, le hall de stockage, ainsi que les énormes silos de l’autre côté de la route.

Soit des milliers de tonnes de béton et de fer à démanteler.

Les structures en béton armé nous demandent de mettre en œuvre des moyens assez lourds en terme d’outils de démolition", souligne Philippe Rey, directeur  d’agence démolition désamiantage de l’entreprise Buesa.
 

L’ancienne cimenterie est détruite conformément à un arrêté préfectoral contraignant le groupe français à remettre à état naturel ses installations. De grande ampleur, les travaux devraient durer jusqu’à 2020.
 


Et après ?


L’usine disparue, ce sont 77 hectares de terrain qui seront disponibles, et qui ne resteront pas inoccupés :

"Il pourrait y avoir une zone artisanale, commerciale, ou à vocation touristique ou à recevoir du public", détaille Philippe Boulanger.

L’agglomération a notamment dans ses cartons un projet de palais des sports et de parc de loisirs... Petit problème : la société Scori, l’usine de traitement de déchets industriels dangereux, classée Seveso, est un voisin un peu gênant et malodorant…

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