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Sète : le démantèlement du Rio Tagus pourrait coûter cher au port et à l'Etat

Sète (Hérault) - le Rio Tagus à quai depuis 8 ans - 2 octobre 2018. / © F3 LR
Sète (Hérault) - le Rio Tagus à quai depuis 8 ans - 2 octobre 2018. / © F3 LR

C'est une épave géante qui squatte le port de Sète depuis 8 ans. Le Rio Tagus rouillé et délabré est amarré depuis novembre 2010 au quai Paul Riquet. Le chimiquier vendu aux enchères en 2016 devrait être démantelé sur place car il ne peut plus naviguer sous peine de couler. Mais qui va payer ?

Par Fabrice Dubault


En 2016, un ferrailleur espagnol achète le Rio Tagus, 11.000 euros aux enchères. Il veut le remorquer chez lui au sud de Barcelone pour le démanteler. Mais l'Etat français s'y oppose, pas question d'un remorquage de ce cargo en Méditerranée.
Les risques de pollution et de naufrage sont trop importants. Aujourd'hui, le vieux cargo de 80 mètres est considéré comme une épave, une ruine.

L'association Robin des bois qui suit de près ce dossier brûlant depuis 2010 est également opposée au remorquage du navire et préconise elle aussi un démantèlement sur place.

La démolition du navire dans le port devrait coûter 400.000 euros.

Une addition salée que le nouveau propriétaire du Rio Tagus refuse de payer.
C'est donc l'Etat et les autorités portuaires de Sète qui doivent trouver une solution dans les mois à venir.
 
Sète : le démantèlement du Rio Tagus pourrait coûter cher au port et à l'Etat
C'est une épave géante qui squatte le port de Sète depuis 8 ans. Le Rio Tagus rouillé et délabré est amarré depuis novembre 2010 au quai Paul Riquet. Le chimiquier vendu aux enchères en 2016 devrait être démantelé sur place car il ne peut plus naviguer sous peine de couler. Mais qui va payer ? - F3 LR - Reportage : J.Gaussen et F.Detranchant

En 2010, à son arrivée au port de Sète, le cargo bat pavillon des îles Grenadines, il transporte 3.000 tonnes d'urée très toxique et compte à son bord 12 marins. Le bateau est victime d'une voie d'eau et l'armateur n'a pas payé son personnel depuis des mois.
L'Etat bloque donc le chimiquier par mesure de sécurité.

8 ans plus tard... le Rio Tagus est toujours là.
 

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