François Fillon en campagne à Saint-Gilles

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Écrit par Armelle Goyon

En visite dans le Gard, François Fillon a centré son discours sur 2012

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Saint Gilles (30) : Fillon en terre gardoise

François Fillon s'est rendu ce dimache 11 septembre à St Gilles dans le Gard à l'invitation de la fédération départementale de l'UMP.

Le premier ministre François Fillon s'est rendu au Domaine d'Estagel à Sain-Gilles dans le Gard en fin de matinée dimanche pour un rassemblement de l'UMP gardois.

François Fillon a affirmé dimanche, à Saint-Gilles (Gard), que "personne dans l'opposition" n'avait "la solidité", "la clairvoyance" et "la apacité à protéger" de Nicolas Sarkozy, attaquant le duo Hollande-Aubry sur sa crédibilité.

 

L'année écoulée a "démontré l'expérience et la réactivité de Nicolas Sarkozy", a déclaré M. Fillon devant plus d'un millier de sympathisants réunis sur le pré d'une manade, aux portes de la Camargue, à l'initiative des maires UMP de Nîmes et Alès, Jean-Paul Fournier et Max Roustan.

 

"Je vis au quotidien au côté du président de la République, nous avons affronté ensemble depuis quatre ans toutes les crises, et je peux vous dire sans aucune crainte de me tromper que personne dans l'opposition, aucun de ses concurrents, n'offre la même solidité, la même clairvoyance, la même capacité à protéger la France et les Français", a enchaîné le Premier ministre.

Sous le chaud soleil languedocien, il a ciblé nommément les deux favoris de la primaire socialiste, François Hollande et Martine Aubry.

 

"Quelle crédibilité peut-on accorder à un candidat -François Hollande pour ne pas le nommer- dont la seule ambition pour le service public est d'augmenter le nombre des fonctionnaires sans même se demander comment ils seront payés?", s'est interrogé M. Fillon, en référence à la proposition du député de Corrèze de revenir sur les suppressions de postes dans l'Education.

 "Même ses amis socialistes commencent à se dire que tout cela n'est pas sérieux", a-t-il asséné.

 

Le Premier ministre s'est montré tout aussi mordant à l'égard de Mme Aubry.

 "J'entendais comme vous récemment Martine Aubry proclamer qu'elle voulait +changer la vie+. Et bien, je ne croyais pas que l'on puisse ressusciter un tel slogan dans des circonstances historiques aussi périlleuses", a raillé M. Fillon, dans une pique particulièrement appréciée du public.

Le Premier ministre a opposé à ce constat la franchise et la "sincérité" dont fait preuve, selon lui, le couple exécutif.

En premier lieu en évoquant le plan d'austérité qu'il a lui-même présenté le mois dernier aux Français: "Je ne l'ai pas fait de gaieté de coeur", mais "contre les critiques, contre tous les illusionnistes (...), moi, j'assume cet effort national", a-t-il plaidé.

Avec le chef de l'Etat, "nous avons agi avec sincérité, non pas dans l'espoir de plaire, mais dans l'espoir d'être dignes de la confiance que vous avez placée en nous", a-t-il ensuite clamé.

Il a assuré se "battre pour faire en sorte que le quinquennat de Sarkozy soit le socle d'une modernisation française qui n'est pas encore achevée".

 En présence du député du Gard et président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée, Yvan Lachaud, M. Fillon a insisté sur la nécessité pour la droite d'être unie en 2012.

 "La bataille électorale qui s'annonce sera décisive pour notre pays, nous devons la mener dans l'unité", a-t-il avancé.

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