Le Languedoc-Roussillon mise sur les ports

La région va investir près de 500 millions d'euros en 3 ans pour les ports de notre littoral.

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Montpellier : un port en centre ville en 2013

L'idée de Georges Frêche de faire venir la mer à Montpellier sera peut-être bientôt une réalité. Un projet de port pour 2013 est lancé. Un investissement de 30 millions d'euros à Port-Marianne pour 250 bateaux mais à 8 kilomètres du littoral.

La région Languedoc-Roussillon va investir dans les ports entre 2012 et 2015, avec l'extension de celui de Port-la-Nouvelle dans l'Aude, pour un budget total de 400 millions d'euros et le projet de création d'un port de plaisance à Montpellier dans le nouveau quartier de Port-Marianne, non loin du futur Hôtel de Ville.

La région a saisi la commission nationale du débat public (CNDP) sur Port-la-Nouvelle, où doit notamment s'implanter d'ici 2015 et sur 20 hectares une usine de transformation d'huile de palme (Sime Darby Plantation) et une unité de stockage de liquides (Wopack).

Au total, 400 millions d'euros d'investissements sont attendus dans le cadre d'un partenariat public/privé: 140 millions d'euros seront apportés par la région, 30 millions d'euros par le conseil général de l'Aude, 30 millions d'euros par la communauté d'agglomération de la Narbonnaise et 200 millions d'euros par des industriels.

Les travaux porteront sur l'aménagement de 90 hectares supplémentaires et le creusement du port (de 8,5 à 13,5 mètres de profondeur) pour donner "une nouvelle dimension à l'offre maritime du Languedoc-Roussillon", a expliqué le premier vice-président de la région, Robert Navarro (PS).

A Montpellier, un port de plaisance de 2,7 hectares devrait être aménagé d'ici 2015, avec début des travaux en 2013. Deux-cent-cinquante anneaux seront créés face au nouvel Hôtel de Ville dans le quartier de Port Marianne.

Imaginé par Georges Frêche, alors maire de Montpellier, dans les années 1980, ce projet mobilise un investissement de 30 millions d'euros pour la région, dont 15 pour la navigabilité du Lez et 15 pour la création du bassin.

Pour la région, propriétaire des ports, il s'agit aussi de gérer la crise du port de Sète (Hérault) qui vient de subir la liquidation d'Agrexco, exportateur israélien de fruits et légumes et unique client (200.000 tonnes/an annoncées) du nouveau terminal fruitier. Ce terminal de 25.000 m2, livré en juin, est à ce jour quasiment vide avec seulement quelques bananes des Antilles qui y transitent.

"On ne s'attendait pas à ce qu'une entreprise détenue à 30% par l'Etat d'Israël puisse être liquidée", reconnaît Marc Chevallier, gestionnaire du port et président de Port Sud de France, qui reste confiant parce que les "fruits d'Israël doivent sortir".