Les motards en colère ont mis les gaz

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Écrit par Armelle Goyon

2 000 motards ont manifesté à Montpellier. Ils protestent contre la politique de sécurité routière.

Ils sont venus  à 2 , 4 ou 6 roues dire leur colère.... et ils sont venus de loin : du Vaucluse , du Var, des Bouches du Rhône, du Gard et de l'Hérault. Les motards en colère ont convergé au Zénith de Montpellier en fin d' après-midi, avant de se rendre en cortège dans le centre-ville.

Des milliers de motards ont manifesté samedi après-midi dans plusieurs villes de France leur colère contre de récentes mesures gouvernementales en matière de sécurité routière qu'ils jugent "ultra-répressives".

A l'appel de la Fédération française des motards en colère (FFMC), les manifestants

étaient venus dire non aux mesures prises par le comité interministériel de la sécurité routière (CISR) le 11 mai dernier, qui a notamment décidé de supprimer les panneaux signalant les radars fixes ou encore de rendre le port du gilet fluorescent obligatoire.

Venus de plusieurs départements du sud-est, ils étaient plus de 2.000 motards selon les organisateurs, 1.300 selon la préfecture, à s'être réunis à Montpellier.

Partis dans la matinée du Cannet-des-Maures (Var), ils ont effectué des arrêts à Toulon, Marseille et Avignon, où ils ont déployé devant chaque préfecture unebanderole sur laquelle on pouvait lire "Ni délinquant, ni suicidaire, motard = citoyen responsable".

 

Arrivé à Montpellier, les manifestants ont déposé symboliquement un bulletin "Non à la répression, oui à la prévention" dans une urne sur la place de la Comédie.

Les manifestants étaient également plus de 5.500 selon les organisateurs, 4.500 selon la police, à manifester à Metz, Belfort et Strasbourg notamment où ils ont bloqué plusieurs rues touristiques du centre-ville durant environ une heure. A Metz, environ 2.200 personnes (1.900 selon la police) ont mené une opération escargot sur l'autoroute A4, engendrant jusqu'à 11 km de bouchons.

 

De 800 à 1.000 motards selon la police, entre 1.000 et 1.500 selon les organisateurs, ont pris part à une opération similaire entre Cannes et Nice.

 

"Oui à la formation et à la prévention, non à la répression aveugle et au racket permanent", proclamaient des banderoles de la FFMC des Alpes-Maritimes à leur point d'arrivée, dans le centre de Nice.

 

"On est contre le gilet jaune parce qu'on ne veut pas être des lucioles", a lancé Alain Delpont, vice-président de la FFMC 06, raillant aussi les "radars démagogiques" -en référence aux radars pédagogiques- d'un coût de "40 millions d'euros", une somme qui pourrait plutôt "servir à la prévention et à la sécurité de tous les usagers de la route".

 

A Lyon, ils étaient entre 1.750 selon la préfecture et 2.500 selon la FFMC, à faire ronfler leurs moteurs place Bellecour, en plein centre, puis sur les quais de Saône et du Rhône pour finir devant la préfecture.

 

A Nantes, entre 1.000 et 1.200 motards selon la préfecture ont manifesté dans la ville.

 

Ils étaient également plusieurs centaines à Grenoble, Amiens, La Rochelle, Angoulême,

Poitiers, Limoges, Perpignan, Toulouse, Carhaix, Saint-Brieux, au Mans ou encore Auch, où les manifestants ont notamment bâché les deux radars aux entrées de la ville.

 

A Narbonne, où ils étaient 150 selon la police, les manifestants ont brûlé des pneumatiques près de la sous-préfecture.

 

D'autres rassemblements doivent avoir lieu à Paris et en région parisienne dimanche.

Plusieurs milliers d'usagers de la route s'étaient déjà rassemblés le 18 juin dans plusieurs villes de France pour dénoncer les mêmes mesures gouvernementales.

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