INFOGRAPHIES. 240 personnes hospitalisées infectées par le coronavirus, l'épidémie s’essouffle en Occitanie

L'Agence régionale de santé communique désormais deux fois par semaine les chiffres de l'épidémie de coronavirus en Occitanie. On constate que depuis mi-avril, la propagation du virus s'est ralentie. Et depuis le 11 mai date du déconfinement, les chiffres ne repartent pas à la hausse.
Dans le service réanimation du CHU de Montpellier
Dans le service réanimation du CHU de Montpellier © Guillaume BONNEFONT/ Maxppp
Chaque jour depuis la mi-mars l'ARS (Agence régionale de Santé) fait état de la progression de l'épidémie en Occitanie. Les premiers foyers sont apparus en Languedoc, notamment dans l'Hérault ou le Gard. Puis petit à petit, le virus a gagné les autres départements. En quelques semaines, l'ensemble de la région a été touché. Le virus circule encore en Occitanie mais sa progression s'est ralentie. 

L'Occitanie peu touchée

Le nombre de cas en Occitanie ne représente que 5,4% des cas confirmés de COVID-19 en France. 
Depuis le début de l'épidémie en février dernier 497 personnes sont décédées, bilan dans la région de ce mardi 2 juin. Au niveau national, il y en a eu à ce jour plus de 28 900.

A titre indicatif, le nombre d'hospitalisations en France est de 14 028 personnes, alors qu'il n'y en a plus que 240 ce jour sur les 13 départements de la région. Ci-dessous, la situation sanitaire du mardi 2 juin.
 
 

L'épidémie en perte de vitesse depuis début avril

Sur l'animation, on se rend compte que la maladie a atteint un palier entre les 5 et 7 avril derniers, soit 3 semaines après les premières mesures de confinement. Puis, le nombre de cas a commencé à diminuer. Le pic a été enregistré le 6 avril. 1065 personnes étaient hospitalisées dont 333 personnes étaient en réanimation. 
 

La Lozère et l'Ariège : les deux départements qui ont eu le moins de malades

Deux départements ont quasiment été épargnés. Il s'agit de la Lozère qui ne recence qu'un seul décès et de l'Ariège qui en compte 2. En revanche, les départements de l'Hérault et de la Haute-Garonne où se trouvent les métropoles de Toulouse et de Montpellier ont été plus concernés. Les cas y sont toujours plus nombreux. Cela s'explique par le nombre d'habitants et la concentration urbaine. Comme on peut le voir en rouge sur la carte ci-dessous. Le nombre d'hospitalisations en cours y est toujours le plus important.

Le virus circule toujours en Occitanie

Si l'épidémie semble perdre de la vitesse, il faut toutefois rester prudent car le virus circule toujours en Occitanie. Chaque jour de nouveaux foyers sont détectés. Des écoles qui avaient rouvert depuis le début du déconfinement ferment à nouveau car un ou plusieurs cas y sont confirmés. Il faut attendre une quinzaine de jours pour savoir si une deuxième vague tant redoutée va se produire. L'ensemble de la région est en vert, selon les critères du gouvernement. C'est la synthèse des indicateurs de l'activité épidémique qui est prise en compte : la tension hospitalière sur les capacités en réanimation Circulation active du virus et le taux de couverture des besoins en tests. 

Dans les services COVID des hôpitaux se trouvent cependant encore plusieurs centaines de malades. En réanimation, il y en a ce mardi 2 juin encore 38.
Le nombre de décès augmente légèrement (+5) en 4 jours. 


La courbe des hospitalisations continue de décroître régulièrement à un rythme plus lent.

La distanciation physique et les gestes barrière restent une nécessité

Depuis le 11 mai, les Français(es) sont déconfiné(es) pour autant la prudence reste indispensable. Il s'agit d'éviter une deuxième vague massive de contamination. De nombreux établissements, comme le CHU de Montpellier ont mis en place des procédures pour limiter les contacts entre les personnes.
 
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