INFOGRAPHIES. Comprendre en quelques chiffres la reprise de l'épidémie de coronavirus en Occitanie

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Écrit par Emmanuelle Gayet

La COVID-19 n'a pas baissé les armes pendant l'été. Au contraire, avec le relâchement des gestes barrières, le nombre de cas de personnes infectées est reparti à la hausse. Tous les indicateurs de la reprise de l'épidémie de coronavirus sont en hausse. Explications en quelques chiffres.

A quelques jours de la rentrée des classes, la COVID-19 est toujours sur toutes les lèvres. Le confinement de deux mois imposé aux Français a freiné la propagation galopante de l'épidémie, mais n'a pas réussi à l'éradiquer. A la suite du déconfinement, les vacances d'été et le relâchement dans les gestes barrières ont réactivé l'épidémie. C'est ce que montrent les indicateurs scrutés par les autorités de santé pour évaluer la situation sanitaire.
Taux d'incidence, taux de positivité, tests voici ce que disent les chiffres.
 

Recrudescence de l'épidémie dans tous les départements d'Occitanie

Le dernier bulletin de l'Agence Régionale de santé est sans équivoque. Le virus circule davantage notamment dans les départements qui comptent le plus d'habitants. En Occitanie ce sont principalement l'Hérault et la Haute-Garonne et le Gard. Ces trois départements viennent d'être classés en zone rouge par le gouvernement.

Depuis la mi-août, la propagation s'est nettement accelérée. Le taux d'incidence qui permet de faire un état des lieux sur les 7 derniers jours explose dans tous les départements. Particulièrement dans l'Hérault où il passe de 41 à 88,3 en une semaine, en Haute-Garonne où il progresse de plus de10 points (de 37 à 51)dans le Gard où il se tiue à plus de 40 (le 23 août) et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et le Tarn.

21 départements sont désormais classés en zone rouge de "circulation active" du coronavirus. Parmi eux : l'Hérault, le Gard et la Haute-Garonne. Les pouvoirs des préfets y sont renforcés et des mesures annoncées.

Sur l'animation, on voit sa progression constante sur un mois (entre le 26 juillet et le 23 août 2020)
 

Le taux d'ncidence représente le nombre de nouveaux cas de COVID-19 diagnostiqués par un test PCR SARS-CoV-2 survenus sur les 7 derniers jours. Il permet d'établir un état des lieux en établissant un ratio du nombre de personnes infecté pour 100 000 habitants par département et rapporté au nombre d'habitants de chaque département.

L'autre signe de l'avancée de la maladie, le taux de positivité.

Un taux de positivité décuplé

On entend ici ou là que c'est parce que l'on teste un plus grand nombre de personnes que le nombre de cas est en augmentation. C'est en partie vrai. Mais ce n'est pas suffisant pour mesurer l'évolution de l'épidémie. Il faut regarder le taux de positivité. C'est d'ailleurs l'un des indicateurs que l'on retrouve sur la plateforme de données Geodes de Santé publique France. Le graphique ci-dessous met en lumière la progression de cas positifs au COVID mais ausi le taux de positivité des résultats. 
Les deux critères augmentent. 
Dans son dernier bulletin, l'agence régionale de santé indique que le taux de positivité est de 3. Entre le 28 juillet le taux était à 0.5%. Concrètement cela signifie que la proportion de personnes postives au COVID sur le nombre de personnes testées est en forte progression.

On s'aperçoit sur le graphique ci-dessous de la progression des deux critères nombre de cas et taux. La circulation virale s'intensifie en Occitanie, le taux de positivité des tests atteint désormais les 3% depuis le 21 août.
 

Une situation sanitaire différente en fonction des départements et une progression virale généralisée sur l'Occitanie

Les derniers chiffres publiés sur le portail Geodes de santé publique affichent une grande différence en fonction des départements. Le 22 août, le Lot et l'Hérault (respectivement 7.9 et 6,6) avait un taux de positivité supérieur à 5. En Haute-Garonne le taux était de 4%. 
La carte permet en sélectionnant la date de voir la progression de cet indicateur. Au 1er aôut, c'est en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées que le virus était le plus actif. Le point du 22 août montre a crontrario que l'épidémie s'est ponctuellement éloignée de l'Ariège, mais aussi de l'Aveyron et de la Lozère (les trois département affichent un taux égal à zéro). Sur la même période, le virus s'est répandu dans les 9 autres dépatements de l'Occitanie
 

Chaque jour l'ARS recense les données émanant des CHU, des médecins et des EPHAD. Depuis le 31 décembre 2019, 521 personnes sont décédées de la COVID-19. 109 personnes sont toujours hospitalisées dont 16 dans un service de réanimation. Là aussi, les chiffres sont en augmentation. En 10 jours (entre le 14 et le 25 août) le nombre de personnes admises dans un des services COVID a presque doublé (de 58 à 109).