Journée d'action des éleveurs au pied des Pyrénées contre le loup et l'ours

© France 3 Midi-Pyrénées
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Des éleveurs de plusieurs départements d'Occitanie organisaient ce samedi une journée d'action pour sensibiliser le public aux conséquences des attaques des grands prédateurs comme le loup et l'ours. Ils ont notamment choisi de faire de Saint-Girons, en Ariège une ville morte. 

Par Juliette Meurin

L'objectif est de sensibiliser le grand public.
Des éleveurs de plusieurs départements se sont retrouvés ce samedi pour faire connaître les conséquences de la présence de l'ours et du loup dans leur région. Ils ont notamment bloqué avec des tracteurs les accès à la ville de Saint-Girons et offert une dégustation de produits locaux au péage de Lestelle-de-Saint-Martory (Haute-Garonne) sur l'autoroute A64.

La manifestation organisée par la Fédération Régionale des Syndicats d'Exploitants Agricoles Occitanie (FRSEA) doit permettre d'informer le public. Selon la FRSEA Occitanie, les éleveurs sont à cran face aux attaques répétées des grands prédateurs (comme le loup et l'ours) sur leurs élevages

Voir le témoignage recueilli par Christine Ravier et Didier Bert
Manifestation des éleveurs contre l'ours à Saint-Girons en Ariège



L'association Ferus qui milite pour la cohabitation prédateurs/pastoralisme a tenu ce samedi à rappeler que son combat n'est pas une utopie et que "les moyens de protection montrent leur efficacité même si le risque zéro n'existe pas."
Elle précise que "le système d’indemnisation en France est le plus rapide, le plus complet et le plus généreux d’Europe." 

L'association fait également une mise au point concernant les dégâts imputables à l'ours notamment.
Au 16 août 2017, les chiffres officiels font état pour l’Ariège de 59 attaques imputables à l’ours pour un total de 266 brebis, 28 agneaux et 3 béliers.

Hormis le cas du dérochement exceptionnel du 16/17 juillet dernier (209 brebis), les dégâts imputables à l’ours au 16 août sont donc de 89 ovins soit un chiffre habituel, la majorité des troupeaux concernés par ces dégâts n’étant pas protégés.

Par ailleurs, Ferus souligne égalemennt que "sur les 570 000 ovins présents dans les Pyrénées, 18 000 à 30 000 brebis meurent chaque été de chutes, de la foudre, de maladies, du manque de soin, de prédation par les chiens, les asticots etc."


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