La chasse au moustique tigre réactivée dans la Haute-Garonne, le Lot, le Tarn et le Tarn-et-Garonne

Aedes albopictus ou moustique tigre apparu dans les Alpes-Maritimes en 2004. / © AFP / EID Mediterranee
Aedes albopictus ou moustique tigre apparu dans les Alpes-Maritimes en 2004. / © AFP / EID Mediterranee

La surveillance estivale du moustique tigre est activée depuis le 1er mai en France métropolitaine, où il est déjà implanté dans 30 départements. En Midi-Pyrénées, Haute-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne et Lot sont concernés. 

Par LB et AFP

Depuis 2004, le moustique tigre s'est développé de manière continue en France. Au point d'être désormais implanté dans 30 départements selon la Direction générale de la Santé (DGS). Originaire d'Asie, Aedes albopictus, est placé sous surveillance du 1er mai au 30 novembre 2016 car cette espèce peut dans certaines conditions transmettre les virus de la dengue, du  chikungunya et du zika. 

Pour prévenir et limiter une circulation autochtone de ces virus, un dispositif de lutte a été mis en place en 2006, renforcé pendant la période estivale. Il inclut une surveillance des populations de moustiques et des cas humains (importés ou autochtones) et une sensibilisation des personnes résidant là où la présence du moustique est avérée. Depuis 2010, des cas autochtones (contractés sur place) de dengue et de chikungunya ont été déclarés en métropole, dans les régions de Provence-Alpes-Côte d'Azur et de Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. L'épidémie de zika qui sévit dans les Antilles françaises et en Guyane ainsi que les cas récents de dengue identifiés en Martinique augmentent les risques d'importation de ces maladies en métropole.

Les départements concernés en France Métropolitaine

Les 30 départements concernés : Alpes-Maritimes, Haute Corse, Corse du Sud et Var, Alpes-de-Haute-Provence et Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault et Vaucluse, Lot-et-Garonne, Pyrénées orientales, Aude, Haute-Garonne, Drôme, Ardèche, Isère, Rhône et Gironde, Saône-et-Loire, Savoie, Ain, Dordogne, Landes, Lot, Pyrénées-Atlantiques, Bas-Rhin, Tarn, Tarn-et-Garonne, Vendée, Val-de-Marne.

Des gestes simples pour limiter les risques

Chacun peut adopter des gestes simples pour notamment de supprimer les eaux stagnantes qui permettent la reproduction du moustique, à l'intérieur
et autour de son domicile (soucoupes des pots de fleurs, vases, gouttières mal entretenues, pneus usagés...) afin de limiter sa prolifération et aider à prévenir l'introduction de ces virus en métropole.

Signaler la présence des moustiques tigres en Métropole...

Les particuliers peuvent aussi signaler la présence de moustiques tigres via un site dédié ou une application pour smartphone "i Moustique®" de l'Eid-Atlantique (établissement pour la démoustication).

... Et prendre ses précautions en voyage

Les personnes se rendant dans des zones où circulent les virus du chikungunya, de la dengue ou du zika (Amérique latine, Antilles françaises, Guyane et Océan indien), doivent se protéger des piqûres de moustiques, afin de prévenir l'introduction et la transmission de ces maladies en métropole.
En cas de symptômes (fièvre, éruption cutanée, conjonctivite pour zika), il faut continuer à se protéger des moustiques pour éviter de se faire piquer et empêcher ainsi la transmission de la maladie à l'entourage.
Pour en savoir plus : "Conseils aux voyageurs" du pays concerné sur le site du ministère des Affaires étrangères (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/) et la liste des répulsifs anti-moustiques est également disponible sur le site du Ministère de la santé

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