La population des ours des Pyrénées peut compter sur 4 nouveaux reproducteurs

Le bilan 2015 du suivi de la population ours fait appraître le dynamisme de nouveaux reproducteurs dans le noyau occidental. Les analyses génétiques ont permis de détecter 3 nouveaux reproducteurs, signe de la fin de règne de Pyros.

Balou, Pépite et Moonboots sont les noms des ours mâles qui se sont reproduits en 2015. Entre 2014 et 2015, ils ont apporté leur contribution à l'agrandissement de la population des ours des Pyrénées.
  • Balou, trouvé mort au pied d'une falaise en 2014, est le père d'un ourson mâle né en 2015 qu'il aurait eu avec la femelle Plume. Il est également le père présumé de la dernière portée de l'ourse Hvala.
  • Le tout jeune Pépite s'est reproduit en 2015 avec Caramellita. Trois oursons sont nés de leur union, dont une femelle.
  • Quant à Moonboots, les analyses des poils et des crottes ont permis d'affirmer qu'il est le père d'une oursonne, conçue avec la femelle Nheu dont s'est la première portée.

Un autre ours lâché en Mai dans les Pyrénées Espagnoles

A ces trois ours mâles va bientôt s'ajouter, un plantigrade Slovène, qui sera lâché côté espagnol dans le cadre du programme Pyroslife. Il pourra dès ce printemps apporter du sang neuf au noyau central.

En 2015, la population des ours bruns des Pyrénées s'est agrandie. 6 jeunes oursons issus de 3 portées différentes ont été détectés. 27 individus ont été recensés dans les Pyrénées centrales dont 14 femelles, 9 mâles et 4 individus indéterminés. S'ajoutent dans le Béarn 2 mâles isolés qui n'ont aucune chance de se reproduire en l'état actuel de la répartion des ours sur le massif.

Et Pyros ?

Autre constat, le vieil ours Pyros, âgé de 28 ans, se semble plus en mesure d'imposer sa domination. D'où, l'émergence de nouveaux reproducteurs qui ont de beaux jours devant eux, à l'exception de Balou, décédé. Il devront se partager les femelles, qui sont pour nombre d'entre elles ses filles ou petites-filles.

L'arivée de nouveaux reproducteurs est un signe positif pour la santé des ursidés pyrénéens sur laquelle planait le risque de la consanguinité.