Polémique dans le Lot après l'attaque d'un troupeau de moutons par des chiens errants

Le troupeau de moutons de l'Ile d'Ouessant / © Paul Letheux/GreenSheep
Le troupeau de moutons de l'Ile d'Ouessant / © Paul Letheux/GreenSheep

Un troupeau de moutons a été décimé par deux chiens errants sur le secteur de Girac dans le Lot. Les moutons appartenaient à la société Green Sheep qui propose de l'éco-paturâge. Le propriétaire des chiens a été identifié. Le gérant de la société a porté plainte.

Par J.V

Il y a quelques jours, dix moutons ont été attaqués par deux chiens errants dans un champ à Girac dans le Lot. Depuis un an, ce troupeau de moutons, originaires de l'Ile d'Ouessant, patûrait sur une parcelle clôturée appartenant à la SNCF. La société avait fait appel à Green Sheep, une entreprise spécialisée dans l'éco-paturâge. Mais l'initiative s'est terminée tragiquement.
A deux reprises et à quelques jours d'intervalles, ces bêtes ont été attaquées, non pas par un loup, mais par deux chiens errants. 

Comme l'exige la loi, le maire est responsable des chiens errants sur sa commune. Mais, selon le gérant de Green Sheep, Paul Letheux, ''la mairie n'a pas bougé".  Rapidement, les deux chiens ont été retrouvés et leur propriétaire identifié. Un propriétaire habitant le village voisin de Biars-sur-Cére, qui réfute toute responsabilité de ses animaux. 

Le gérant de Green Sheep a porté plainte contre le propriétaire, pour que ses animaux soient mis hors d'état de nuire et qu'il dédommage la société d'éco-paturâge pour la perte de ses dix moutons. ''On a 1000 moutons partout en France, c'est la première fois qu'on a ce type d'attaque et de comportement'' assure Paul Letheux, le gérant de Green Sheep. Il compte également porter plainte contre la mairie de Biars-sur-Cère pour non respect de la réglementation en matière de chiens errants. 

Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Si les deux chiens suspectés sont bien ceux qui ont commis l'attaque, ils seront placés en fourrière, examinés par un vétérinaire comportementaliste et euthanasiés si le risque de récidive est avéré. 

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