PORTRAIT. Jacques Bosc, 91 ans, plus vieux licencié de judo en Occitanie, toujours sur le tatami

À 91 ans dont 63 ans passés en kimono, Jacques Bosc est le plus vieux judoka licencié d’Occitanie. Le dojo du village Le Montat dans le Lot porte son nom.

Ici, c’est chez lui. Jacques Bosc a donné son nom au dojo du village Le Montat, près de Cahors dans le Lot. Depuis 63 ans, il est licencié à la fédération française de judo.

À 91 ans, Jacques Bosc est le plus vieux judoka en activité d’Occitanie. Pratiquement tous les mardis soir, mais pas seulement, il enseigne et transmet sa science du judo.

"Je me plais ici, même si je n’ai pas le kimono, je regarde et si je vois que quelque chose ne va pas, je gueule un peu quoi", plaisante le judoka.

Les petits m’appellent "papi mille dieu" car bien souvent je me mets en colère et je dis mille dieu.

Jacques Bosc

Séduit par les valeurs du judo, Jacques Bosc a longtemps pratiqué et continue d'enseigner.

Il révèle qu'au judo, "ce n’est pas un adversaire mais un partenaire qui est en face de vous avec qui on travaille et avec qui on apprend mutuellement".

Des valeurs qu’il a transmises au reste de sa famille. Sur le tatami, quatre générations de judoka portent le même nom.

Son fils Benoit et son arrière-petit-fils Jessim partagent la même passion que le patriarche. Benoît est devenu lui aussi instructeur. 

"Je le suivais sur le tatami, j’étais tout petit et je le regardais. Ensuite j’ai pris le kimono, je me suis entraîné, bien amusé et progressé au fur et à mesure", témoigne Benoit Bosc.

Mon grand-père est un exemple parce que cela fait presque 90 ans qu’il est sur un tatami et j’ai envie de faire comme lui donc je commence maintenant.

Jessim Bosc, arrière-petit-fils de Jacques Bosc

Grand et fort, Jacques avait commencé par jouer au rugby à XIII pendant dix ans avant de se tourner vers les arts martiaux.

"J’en prenais plein la figure parce que l’on ne se faisait pas de cadeau avant", insiste Jacques Bosc.

Un jour, il s'est blessé à la clavicule. Étant dessinateur, il avait besoin de son bras et de sa main, il a donc décidé de se mettre au judo.

J’ai arrêté les arts martiaux et je me suis mis au judo car il valait mieux que je prenne un sport un peu plus calme.

Jacques Bosc

Aujourd’hui encore, il est toujours sur les tatamis pour conseiller, aider et faire appliquer le code moral du judo. En vrai patrimoine sportif vivant, Jacques Bosc est la figure emblématique du club de judo de Le Montat.

Avec Paul-Etienne Zahn de France 3 Quercy-Rouergue