Réforme des retraites : enquête ouverte après des coupures d'électricité dans le Lot

Une enquête a été ouverte suite à des coupures d'électricité délibérées commises à Figeac dans le Lot, le 19 janvier 2023, jour de mobilisation contre la réforme des retraites. Des investigations sont en cours, confirme le parquet de Cahors.

Le 19 janvier 2023, jour de mobilisation contre la réforme des retraites, des coupures d'électricité ont été constatées à Figeac, dans le département du Lot. Et elles étaient manifestement délibérées. Alexandre Rossi, le procureur de la République à Cahors, confirme qu'une enquête est ouverte. Les investigations sont toujours en cours.

La permanence d'une députée notamment visée

Des commerces, la sous-préfecture, l'entreprise Enedis, mais aussi la permanence de la députée Huguette Tiegna avaient été privés de courant dans l'après-midi du 19 janvier, jour de manifestation contre la réforme des retraites à Figeac. Le lendemain, l'élue du Lot s'en était fait l'écho sur Twitter, tout en interpellant le secrétaire général de la Fédération nationale des Mines et de l’Énergie CGT. 

"Drôle de méthode quand on appelle au dialogue", écrivait alors Huguette Tiegna en réponse au syndicat qui affirmait ne pas infliger de coupures d'électricité aux députés favorables à la réforme.

Enquête ouverte

Dans un communiqué daté de ce 26 janvier 2023, Alexandre Rossi confirme qu'une enquête est ouverte contre X pour "dégradation ou détérioration d’un bien lors d’une manifestation sur la voie publique, menaces, violence ou actes d’intimidation envers une personne investie d’un mandat électif public ou une personne dépositaire de I’autorité publique afin qu’eIIe accomplisse ou s’abstienne d’accompIir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat".

Le procureur de la République de Cahors précise qu'il est également question de "contraventions au code de I’énergie, notamment la pénétration non autorisée dans I’enceinte d’un immeuble ou d’une dépendance d’un réseau public d’éIectricité ou la manoeuvre d’un élément d’ouvrage ou d’appareiI d’un réseau public d’éIectricité par une personne non autorisée."

Infractions passibles de 10 ans de prison

Alors que les investigations se poursuivent afin de trouver le ou les auteurs de ces coupures d'électricité délibérées, le parquet rappelle que ces infractions sont passibles des peines maximales de 10 ans d’emprisonnement, 150.000 euros d’amende et d'interdiction d’exercer des activités professionnelles, sociales ou publiques à titre définitif.

À noter que les syndicats qui manifestent, jour après jour, contre la réforme des retraites ne cachent pas vraiment leurs actions délibérées de couper le courant. Exemple dans le Tarn-et-Garonne où l'union départementale CGT a indiqué, le 25 janvier, sur les réseaux sociaux : "le syndicat d'Enedis a fait une première sommation en coupant le réseau dans la zone Albasud."