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L'otage enlevé mercredi au Mali est originaire de Banassac en Lozère

Selon nos confrères de 48.FM Mende, Gilberto Rodriguez Leal, le ressortissant français enlevé mercredi 21 novembre au Mali est originaire de la Lozère. Il s'agit d'un homme de 61 ans vivant à Banassac et domicilié à Chirac.
Carte Google Banassac (Lozère)
Carte Google Banassac (Lozère) © carte google

Le Français enlevé mardi au Mali est en vie selon des informations des autorités maliennes, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, précisant que la revendication par un groupe djihadiste du rapt était toujours en cours de vérification.

"Nous avons eu des informations par les autorités maliennes. D'après ce qu'on peut savoir, oui", l'otage est en vie, a déclaré M. Fabius, interrogé par le groupe de médias RMC-BFM.
"Il y a eu une revendication mais qu'on n'a pas pu encore vérifier. Il aurait été enlevé par un groupe de djihadistes du nord", a dit M. Fabius. "Maintenant, il faut se méfier parce qu'on ne sait pas exactement les conditions dans lesquelles cela s'est passé. On ne sait pas si c'est un groupe qui l'a enlevé pour le revendre à un autre groupe, ou si c'est directement des gens du nord", a-t-il poursuivi.

L'otage domicilié  en Lozère à Chirac, vivait à Banassac chez sa mère

Le Français enlevé mardi par des hommes armés au Mali est un retraité originaire de Lozère, féru de camping-car, qui venait de traverser la Mauritanie, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
Domicilié à Chirac en Lozère , Gilberto Rodriguez Leal, né au Portugal mais de nationalité française, âgé de 61 ans, vivait depuis quelque temps à Banassac, chez sa mère, selon la même source.
Retraité depuis peu, ce sexagénaire avait travaillé pour les Etablissements et services d'aide par le travail (Esat) de La Colagne à Marvejols, dans le département.
Après un long séjour au Brésil, cet homme a passé plusieurs mois au Burkina Faso. Il aurait traversé la Mauritanie en camping-car et se serait fait enlever au Mali à l'issue de cette traversée.
Gilberto Rodriguez Leal a été enlevé par au moins six hommes armés mardi vers 22H00 à Diéma, localité située à l'est de Kayes, ville proche des frontières avec le Sénégal et la Mauritanie, selon des sources sécuritaire et administrative maliennes. Il circulait en voiture et venait de Mauritanie.

Le porte-parole du groupe islamiste armé Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un de ceux qui occupent le nord du Mali, a revendiqué jeudi son enlèvement, ajoutant que le Mujao allait "prochainement publier une vidéo de l'otage".

L'otage est en vie selon le ministère des affaires étrangères

Dans un appel téléphonique à l'AFP, un responsable du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupent le nord du Mali, a indiqué mercredi soir que l'otage était entre leurs mains, sans préciser explicitement si c'était son groupe ou ses alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui le détenaient.
Laurent Fabius a répété qu'il ne fallait pas aller dans cette région de l'ouest du Mali "parce que c'est extrêmement imprudent", même si cette zone "n'apparaissait pas jusqu'ici comme contrôlée par les terroristes".

Le nouvel enlèvement porte à sept le nombre d'otages Français aux mains des islamistes armés au Sahel. Six d'entre eux avaient été enlevés par Aqmi: quatre dans le nord du Niger en septembre 2010 et deux dans le nord du Mali en novembre 2011.
L'intervention d'une force internationale pour reconquérir le nord du Mali est-elle prévue dans quelques semaines ? "Nous n'en sommes pas là", a répondu M. Fabius.
"Il faut d'abord reconstituer les forces maliennes et que les pays voisins fournissent des éléments. C'est une affaire qui relève d'abord des Africains", a-t-il rappelé, précisant que l'ONU allait "donner son feu vert début décembre".
"La France essaie de faciliter la paix. La France est une puissance de paix", a-t-il dit.

Retour sur les faits et l'enlèvement

Le mardi 20 novembre 2012 : un Français de 61 ans est enlevé par au moins six hommes armés dans l'ouest du Mali, près de Kayes, ville proche des frontières avec le Sénégal et la Mauritanie (sources sécuritaire et administrative maliennes).
Il circulait en voiture et venait de Mauritanie.

Le jeudi 22 novembre, le Mujao, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, revendique l'enlèvement.
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