VIDÉO. Pour rendre sexy la ruralité, la Lozère propose deux de ses plus beaux atouts au concours Mister France Agricole 2023

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En Lozère, deux jeunes agriculteurs participent au concours Mister France Agricole. ©S. Banus / Y. Le Teurnier / F3 Occitanie

L’élection de Miss et Mister France Agricole n’est pas un concours de beauté comme les autres. Les participants s’engagent non pas pour eux-mêmes, mais pour l’ensemble de la ruralité, pour mettre en valeur le monde agricole aux yeux du grand public des villes notamment. En Lozère, deux jeunes agriculteurs sont en lice.

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Fin novembre, la saison de la récolte est terminée à Saint-Germain-du-Teil en Lozère. Le miel est filtré. C’est la période de mise en pot dans un atelier, aboutissement d’un véritable projet pour Jérôme Clavel. Le candidat à Mister France Agricole a tenté la ville, mais ce n’était pas sa tasse de thé.

Jérôme voudrait faire le b(u)zz

"J’ai travaillé à Montpellier notamment, j’étais chef de rayon dans une Biocoop, note Jérôme. Mais j’ai toujours eu des ruches, j’ai toujours eu besoin d’être dans la nature, après de ce qui pour moi est l’essentiel." Et quand on lui demande pourquoi l’Aubrac, c’est une évidence : "c’est un territoire préservé, ça a beaucoup de sens et notamment dans l’agriculture biologique", le mode de production qu’il a choisi.

Jérôme inspecte ses ruches endormies pour l’hiver. En attendant le Printemps, c’est lui qui espère faire le buzz grâce à sa candidature. Un buzz altruiste... pour la ruralité. Car ce métier "est abstrait pour la ville, explique Jérôme Clavel. Si on ne montre pas aux citadins, on ne peut pas comprendre ce que l’on fait. C’est très technique. Les réseaux et ce concours permettent de véhiculer la passion qui nous anime."

Matthieu a déjà un troupeau

À une vingtaine de kilomètres de là, à Saint-Bonnet de Chirac, Matthieu Havel semble inquiet. Une de ses brebis est sur le point de mettre bas, mais elle peine à expulser son agneau. L'ouvrier agricole intervient. Il tire l’agneau, puis le présente à sa mère. "C’est magique, on arrive avec nos petites mains, à faire sortir des agneaux." Quelques instants plus tard, la jeune maman s’approche pour lécher son nouveau-né. "Ça y est, elle l’a adopté, constate Matthieu, soulagé. Là dans une heure, il tète."

L’autre candidat Lozérien n’est pas issu d’une famille d’agriculteurs. Il a choisi cette vie en connaissance de cause. "Là c’est 24/24, assure l'agriculteur. Il faut tout le temps être avec les bêtes. Ici, à la fin de l’agnelage, on sera environ à 600 agneaux. Donc c’est vrai que ça fera pas mal de travail."

Le passionné d’élevage est aussi un homme engagé. Il est pompier volontaire. C’est peut-être la clé de son succès. Il est deuxième du classement pour l’instant. Lui aussi défend sa vision de la ruralité. Jeune, active et mobilisée contre l’abandon des campagnes.

"Nous sommes dans des milieux ruraux, on n’a pas forcément de médecins à côté. C’était une évidence de faire sapeur-pompier. Il faut défendre aussi les pompiers dans le milieu agricole. Parce qu’il y a énormément de choses qu’on peut apporter. Les agriculteurs ont parfois des creux de saison. C’est important de faire voir qu’on peut jumeler les deux."

Vous pouvez soutenir votre candidat préféré sur la page Facebook du concours de Mister et Miss France agricole. Clôture des votes le 8 décembre. Les gagnants représenteront une certaine idée de la ruralité au prochain salon de l’agriculture.