Mouvement de grève des assistants d'éducation : fortes répercussions attendues dans les internats et les établissements

En première ligne, les assistants d’éducation se mettent en grève ce mardi 1er décembre afin de dénoncer leurs conditions de travail. D'importantes perturbations sont attendues dans les internats et les établissements scolaires de l'ancienne région Midi-Pyrénées. La carte des mobilisations.
Ils sont essentiels au bon fonctionnement des établissements scolaires. Les assistants d'éducation (AED, AP et APS) surveillent et encadrent les élèves durant le temps scolaire : études et permanences, internat, réfectoire, surveillance des locaux, récréations, accès et portails. Ils participent aux activités éducatives, sportives, sociales et culturelles et assure l’aide aux devoirs. 

En ce mardi 1er décembre, ils viennent de déclencher leur première grève. Une mobilisation nationale suivie localement comme par exemple dans le Tarn-et-Garonne et soutenue par les syndicats d'enseignants, comme le Snes-Fsu.
 

Sous-payés, sans formation et sans perspectives

Tous dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail avec la multiplication des "tâches induites par la mise en place des protocoles sanitaires et l’exposition particulière aux risques de contamination". 

Pour le syndicat Sud éducation : "ce manque de reconnaissance n’est pas nouveau, il est d’ailleurs inhérent à la précarité du contrat des assistant-e-s d’éducation : sous-payée-s, sans formation et sans perspectives. Cette précarité permet tous les excès de la part de la hiérarchie et des chef-fe-s d’établissements employeurs, elle est source de nombreuses injustices".
Dans le département du Tarn-et-Garonne de nombreux internats n'ont pas été en mesure dès hier soir, lundi 30 novembre, d'accueillir leurs pensionnaires au lycée Claude Nougaro à Caussade, au lycée Antoine-Bourdelle à Montauban ou au lycée Jean-de-Prades à Castelsarrasin, Antoine-Bourdelle, à Montauban ou encore Claude-Nougaro, à Caussade. "Depuis semtembre, c'est très tendu au sein de notre établissement, explique Michael Adamezecski, Aed au Lycée Bourdelle. On nous parle mal. Nous payons nos repas au lycée au prix fort et avec les mesures sanitaires notre charge de travail a augmenté ".

Tout cela pour 1200 euros net par mois et 53 heures de présence effective par semaine au sein de l'établissment. De nombreux établissements scolaires de l'ancienne région Midi-Pyrénées vont être perturbés au cours de la journée de ce mardi 1er décembre. 
 
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