Ours et pastoralisme dans les Pyrénées : un dialogue nécessaire entre tous les acteurs

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Écrit par Aurore Briffod

Le préfet d’Occitanie a rencontré les différents acteurs des Pyrénées, dans le courant du mois d'octobre, pour aborder avec eux deux thématiques : le pastoralisme et la question de l’ours. Des rencontres pour tenter de renouer le dialogue et organiser des groupes de travail.

Les élus du massif, des acteurs du pastoralisme et ceux de l’environnement, du tourisme et de la montagne ont été reçus, tour à tour, par le préfet de la région Occitanie, Etienne Guyot, en sa qualité de préfet coordonnateur de massif et du plan national d’actions ours brun. Au programme : le plan pastoralisme et l’ours après le remaniement du projet Life Ours.

Tout d’abord, le préfet a déclaré que “l’Etat soutiendrait le “plan pastoralisme” porté par l’Association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées (ACAP) en lien avec les collectivités territoriales et les acteurs du massif”. Le plan devrait être tourné vers l’animation et les investissements pastoraux, la structuration des filières afin de promouvoir au mieux les produits et les éleveurs et enfin, la communication vers les différents usages de la montagne. Une officialisation est prévue début 2022 et le montant alloué n’est pas encore connu. 

Quelle suite pour le programme Life Ours Pyr ? 

Autre sujet et pas des moindres : la question de l’ours dans les Pyrénées. Fin septembre, Etienne Guyot avait annoncé son souhait que le programme Life Ours Pyr soit remanié. Alors qu’une demande de financement de près de huit millions d’euros avait été déposée par la DREAL Occitanie, la préfecture a fait le choix de la retirer. Les anti-ours ont applaudi cette décision. Quant aux associations de protection de l’environnement, elles ont dénoncé la pression des anti-ours. 

Ce jeudi 28 octobre, la préfecture s'explique une nouvelle fois. “Les conditions de la concertation n’avaient pas été réunies pour répondre cette année au projet Life Ours lancé par la Commission européenne”, détaille-t-elle dans le communiqué. Il est rappelé que le but de ce programme n’est pas de réintroduire d’ours. Mais plutôt, “proposer des actions tant en faveur de la connaissance et de la conservation de l’ours, qu’en faveur de l’aide et de la protection apportée aux éleveurs pour limiter la prédation”.

Etienne Guyot propose “qu’une large concertation soit engagée avec l’ensemble des acteurs du massif pour élaborer, sur de nouvelles bases, une réponse au prochain appel à projets”. Une réunion de travail est programmée pour le 8 décembre prochain entre les professionnels, associations et administrations concernés.