Les ourses lâchées dans les Pyrénées ne sont pas porteuses de la maladie TBE transmises par les tiques

L'ourse Claverina à la sortie de la caisse qui l'a déposée dans les Pyrénées. / © Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)
L'ourse Claverina à la sortie de la caisse qui l'a déposée dans les Pyrénées. / © Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)

Le syndicat ovin de l'Ariège s'était inquiété jeudi du risque encouru pour la faune et même d'une possible transmission à l'homme. Ce vendredi, l'ONCFS indique que les examens effectués sur les animaux avant leur lâcher sont négatifs. 

Par Fabrice Valery

"L’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) est aujourd’hui en capacité d’écarter tout risque de transport de cette maladie jusqu’en France, via les ourses Claverina et Sorita" indique un communiqué publié ce vendredi. 

La veille, le syndicat ovin de l’Ariège s’est inquiété d’éventuels risques liés à la maladie dite "TBE" ou encéphalite à tiques. Dans ce communiqué, les éleveurs ariégeois indiquaient "la présence endémique en Slovénie de la TBE, ou en encéphalite à tiques, maladie à vecteur transmise par les tiques à l'ensemble de la faune sauvage et à l'homme. Cette maladie incurable, potentiellement mortelle pour l'homme, est diagnostiquée par centaine de cas chaque année en Slovénie. L'étude sanitaire concernant la TBE dans le cadre du processus de réintroduction conclut à un risque modéré, donc non nul, d'importation de cette maladie dans le milieu naturel pyrénéen qui en est indemne".

Les deux ourses ont été capturées en Slovénie avant d'être transportées en France, puis relâchées dans les Pyrénées-Atlantiques.

Mais les autorités écartent aujourd'hui tout danger. "Lors des examens réalisés sur les deux animaux en question, à l’issue de leur capture, par les équipes françaises composées de techniciens et de vétérinaires, indique l'ONFCS, une recherche systématique de tiques a été effectuée en vue d’analyses mais aucune tique n’a été trouvée sur le corps de l’une et l’autre ourses capturée". 

"Les deux femelles ont néanmoins fait l’objet d’un traitement acaricide, prodigué par le vétérinaire français présent sur place. Ce traitement garantit que toute tique éventuellement présente sur les ourses a été tuée et n’était donc plus en capacité à transmettre le virus lors de l’arrivée des animaux sur le sol français.
En outre, les ours ne sont pas les réservoirs du virus responsable de l’encéphalite à tiques. Il est rappelé que des tiques sont présentes de manière habituelle dans de nombreuses régions de France et peuvent transmettre d’autres maladies"

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