A Perpignan, près de 200 professionnels de santé manifestent pour informer les usagers sur leurs inquiétudes

C’est une journée de mobilisation nationale dans les centres hospitaliers de France. A Montpellier la mobilisation était très faible ce matin, à Perpignan, 200 personnes étaient là pour informer et sensibiliser les usagers sur leurs conditions de travail.
A Perpignan, la mobilisation des professionnels de santé est très faible
A Perpignan, la mobilisation des professionnels de santé est très faible © FTV -Aude Cheron
Ils se mobilisent depuis des mois, mais cette journée devait être le point d'orgue de leur mouvement. Or ils sont que très peu à s'être mobilisés dans la région, 200 à Perpignan et très peu à Montpellier.
Les professionnels de santé veulent à nouveau faire entendre leurs revendications qu’ils demandent depuis plusieurs mois auprès du gouvernement et particulièrement auprès de la ministre de la santé Agnès Buzyn. Ce qu’ils souhaitent principalement, plus de moyens pour les hôpitaux publics.
 

A Perpignan : la santé n'est pas une marchandise 


Du côté de Perpignan, les grévistes étaient à peine 200 ce matin. Ils ont organisé un "village militant" en centre-ville, place de la Catalogne, accompagnés par des personnels des EHPAD et du secteur médico-social. Leur objectif est également d’informer les usagers de leurs inquiétudes face à leurs conditions de travail mais aussi sur la prise en charge des patients : 

Cette mobilisation est nécessaire, elle est visible, et au moins on nous écoute et on peut discuter avec tout le monde, c’était le but recherché dans cette manifestation, de pouvoir aller au contact des usagers, leur expliquer les problèmes que l’on rencontre, le ressenti des soignants, pourquoi nous en sommes là. C’est une mobilisation sur toute la santé, il y a urgence que le gouvernement prenne conscience que la santé n’est pas une marchandise.



 

Distribution de tracts à Montpellier


A Montpellier, 8h30 ce matin, quelques professionnels de santé distribuent des tracts aux usagers, le but les informer sur leurs conditions de travail mais aussi sur les dangers qu’encourt le système de soin en France :

Nous ce qu’il nous faut ce sont des véritables moyens. Nous avons une enveloppe qui est sous-évaluée, nous ne pouvons pas travailler correctement. Et là, ce sont les personnels qui sont en souffrance et aussi notre volonté avant tout ce que l’on garde ne ligne de mire, c’est la prise en soin des patients. Nous nous avons souvent été centré sur les établissements et problématiques. Là nous avons décidé d’informer la population sur les conditions de travail et sur les dangers qu’encourt notre système de santé sur l’offre de soin et la prise en soin des patients et la sécurité des soins.


Après cette distribution, les quelques manifestants ont pris la direction de Gignac pour se rendre devant la permanence du député de la majorité présidentielle, praticien au CHU de Montpellier, M.Eliaou.
 

Trois revendications principales


Le collectif de grévistes qui réunit plus de 200 établissements réclame une augmentation générale des salaires qui sont gelés depuis 2010 dans la fonction publique hospitalière. Un infirmier en début de carrière touche environ 1500 euros net par mois, les grévistes réclament une augmentation de 300 euros.  
La deuxième revendication concerne les embauches, le collectif réclame une hausse des effectifs avec des embauches notamment dans les services d’urgences.
Enfin, la troisième revendication concerne la réouverture des lits fermés dans certains services, notamment ceux des centres hospitaliers situés dans des zones rurales. 
 
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