"Le pic est derrière nous" : la décrue de l'épidémie de Covid se confirme en Occitanie mais la vigilance reste de mise

Sans attendre son traditionnel bulletin bi-hebdomadaire et ses données détaillées, l'agence régionale de santé indique ce vendredi que la décrue de l'épidémie de Covid-19 est confirmée en Occitanie. Elle invite cependant à maintenir une extrême vigilance.
Dans le service de réanimation de l'hôpital Rangueil à Toulouse.
Dans le service de réanimation de l'hôpital Rangueil à Toulouse. © JP Duntze / FTV
Taux d'incidence, taux de positivité, taux de reproduction du virus... Tous les indicateurs le montrent, l'épidémie de Covid-19 est en recul en Occitanie. "Le pic épidémiologique est derrière nous" dit ce vendredi le directeur-général adjoint de l'agence régionale de santé (ARS), Jean-Jacques Morfoisse. Tout en invitant à ne pas se réjouir trop vite...

Un taux d'incidence en baisse

Jean-Jacques Morfoisse a expliqué ce vendredi matin, lors d'une conférence de presse commune avec le préfet d'Occitanie et le recteur de l'académie de Toulouse, que le taux d'incidence (le nombre de nouveau cas pour 100 000 habitants) et le taux de positivité des tests sont tous les deux en forte baisse en Occitanie. Une décrue déjà amorcée en début de semaine et qui tend à se confirmer.
La taux d'incidence est ainsi passé sous le seuil des 100 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Il était de 94,6, jeudi 26 novembre 2020. Et c'est une vraie bonne nouvelle quand on sait qu'il était à plus de 400 il y a encore quelques temps."Cet indicateur a été divisé par 4 en quelques semaines" se réjouit Jean-Jacques Morfoisse, en soulignant malgré tout qu'il est encore trop élevé.  

C'est plutôt une bonne nouvelle mais le taux d'alerte est quand même de 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants. On reste donc au double du seuil d'alerte pour cet indicateur. 

Jean-Jacques Morfoisse, directeur-général adjoint de l'ARS

Moins de tests positifs

Autre baisse notable, celle du taux de positivité des tests, déjà constatée dans le dernier bilan de l'ARS.

Pour la première fois depuis pas mal de temps, on repasse sous le seuil de 10% de positivité des tests. On a un petit peu moins d'un test positif sur dix prélèvements aujourd'hui. Ces résultats intègrent à la fois les résultats des tests RT-PCR mais également les résultats des tests antigéniques introduits récemment comme outil de dépistage. 

Jean-Jacques Morfoisse, directeur-général adjoint de l'ARS

Un taux de reproduction du virus inférieur à 1

Dernier indicateur d'importance, le fameux R, le taux de reproduction du virus. Selon les simulations de l'institut Pasteur, explique l'ARS, il se situe désormais entre 0,6 et 0.7. "Cela veut dire qu'une personne contaminée contamine elle-même moins d'une personne" explique Jean-Jacques Morfoisse.
"Tout l'enjeu" poursuit-il, "c'est de faire en sorte avec l'assouplissement du confinement que l'on reste sur un taux de reproduction le plus faible possible". Et il insiste : 

Si le pic est derrière nous, il faut vraiment collectivement garder une grande vigilance sur la situation et continuer, comme on l'a tous fait, à suivre les recommandations sanitaires.

Moins de patients hospitalisés en réanimation

La décrue est moins flagrante dans le secteur hospitalier mais elle y est bien ressentie, selon l'ARS, pour qui là aussi, "le pic est derrière nous". 
A ce jour, 315 lits de réanimation sont occupés par des patients atteints du Covid-19. 698 lits avaient été armés dans la région pour faire face à cette seconde vague de l'épidémie. 

Une baisse de l'épidémie constatée aussi dans le milieu scolaire

Cette décrue de l'épidémie de Covid-19 est constatée aussi dans le milieu scolaire, selon le recteur de l'académie de Toulouse. "Nous avons une forte baisse des contaminations dans les établissements scolaires" dit Mostafa Fourar, insistant sur le fait que seules 2 écoles sont fermées sur l'ensemble de l'académie.
A ce jour, dans l'académie de Toulouse, on compte :Dans les semaines à venir, "il n'y aura pas d'allègement du protocole sanitaire" a annoncé le recteur. 

Dans les écoles et les collèges, rien ne change. On va maintenir l'enseignement à distance dans les lycées qui l'ont mis en place, jusqu'au 20 janvier 2020. L'objectif, c'est d'accueillir tous nos élèves à partir du mois de janvier.

Mostafa Fourar, recteur de l'académie de Toulouse


"Les jeunes sont les premières victimes de cette crise" a par ailleurs souligné le recteur, évoquant les étudiants privés de cours en présentiel dans les universités pour encore plusieurs semaines puisque ces dernières ne rouvriront pas avant début février. 
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