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Procès en appel à Montauban d'Edith Scaravetti : la victime racontée par ses proches

Laurent Baca avait disparu le 6 août 2014 / © DR
Laurent Baca avait disparu le 6 août 2014 / © DR

Jeudi 16 mai 2019, 4ème jour du procès en appel d'Edith Scaravetti devant la cour d'assises du Tarn-et-Garonne, la famille et les amis de la victime ont été entendus. Ils ont raconté un "autre" Laurent Baca.

Par Marie Martin

Autant la famille Scaravetti - dans son ensemble - a du mal à s'exprimer, autant les proches de Laurent Baca ont des choses à dire.
Et en premier lieu, ceci : le Laurent Baca décrit depuis trois jours n'est pas le leur.

Vincent G. était ami avec Laurent Baca depuis une dizaine d'années. Encore aujourd'hui, il dit ne pas comprendre. "Cela reste un mystère", dit-il à la barre, ce jeudi 16 mai 2019.

Deux jours après la disparition de Laurent Baca, début août 2014, il se rend au domicile de son ami où lui et sa femme avaient été invités à dîner par la victime. Là, les explications d'Edith Scaravetti le laissent perplexes. Un go fast ? Pas du tout le genre de Laurent, qui, en outre, voit très mal de loin.
Vincent  G. trouve Edith bizarre.

Sur le comportement de la victime avec l'alcool, il est beaucoup plus nuancé que les témoins des jours précédents. Et il n'a jamais vu de traces de coups sur l'accusée. Tout au plus des "engueulades".

Même chose pour Romain E. qui a fréquenté le couple le temps d'une saison au club de foot, où Laurent Baca entraîne les 8-9 ans. Il passe des soirées avec la victime et ne l'a jamais vu ivre ou agressif. 

Grégory Baca, l'un des frères de Laurent, est beaucoup plus affirmatif. Laurent Baca était un peu "vif" sous l'effet de l'alcool mais lui, son frère, n'a jamais été témoin de violences, ni envers Edith, ni envers les enfants. 

Il décrit les longues recherches entreprises pour retrouver son frère : l'appel aux ambassades, les affichettes placardées, ces propres sondages dans différents points de Toulouse. Pendant plus de trois mois.

Au bord des larmes, il raconte qu'Edith les a fait dormir, lui et sa femme, sur le canapé où son frère a perdu la vie.

"Il aimait ses enfants, il l'aimait elle. Il t'aimait, tu t'en rends compte ?", s'exclame-t-il, s'adressant à Edith Scaravetti recroquevillée dans le box des accusés.

Sa soeur Jennifer lui succède à la barre. Elle a le même âge que l'accusée et était devenue son amie. "Plus qu'une amie, c'était une soeur pour moi".

"Oui, Laurent avait une appétence pour l'alcool. Oui, il fumait. Mais il n'était pas le tyran domestique tel qu'il est décrit". 

"Mes parents sont détruits. Meurtris. Ils ne finiront jamais leur vie en paix". Pour Jennifer Baca, tout aurait pu être entendu. La dispute qui tourne mal, l'accident. Mais pas les mensonges odieux et renouvelés. Qui rongent cette famille.

Martine Baca, la mère de Laurent, ne dit pas autre chose. Elle décrit l'arrivée d'Edith dans la famille, son intégration immédiate et sans conditions. Elle dit n'avoir jamais constaté de différends entre eux, sauf à la fin. Et elle sait tout, cette mère qui entretient une relation fusionnelle avec la victime et de manière générale, avec ses enfants. Elle sait qu'Edith a rencontré quelqu'un, elle sait qu'une séparation est envisagée, que Laurent veut récupérer l'argent qu'il a investi dans la maison s'il doit en partir. Pour lui, comme pour Jennifer, il semblait accepter l'éventualité d'une rupture.

Son problème avec l'alcool ? "Oui, il buvait mais je ne l'ai jamais vu rouler sous la table", confie-t-elle à la barre. Elle non plus n'a jamais constaté de traces de coups sur le corps d'Edith.

Cette femme que l'on sent brisée exprime sa souffrance simplement : "On ne traite pas un être humain comme ça. Je me demanderai toujours s'il a souffert ou s'il est mort sur le coup"...


 

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