Grève reconduite au lycée Déodat de Séverac de Céret

Céret (Pyrénées-Orientales) - grève au lycée Déodat de Séverac - 11 septembre 2015. / © F3 LR
Céret (Pyrénées-Orientales) - grève au lycée Déodat de Séverac - 11 septembre 2015. / © F3 LR

Des personnels du lycée Déodat de Séverac de Céret, dans les Pyrénées-Orientales, ont décidé de reconduire la grève engagée dès le 1er septembre, jour de la rentrée, par les agents de la vie scolaire. L'internat a été perturbé, notamment la semaine dernière, et des cours sont annulés.

Par Fabrice Dubault


Une semaine après le mouvement de protestation lancé par les personnels de la vie scolaire, la mobilisation ne retombe pas au lycée Déodat de Séverac de Céret.
Ils ont rencontré, mardi, un responsable du Rectorat à Montpellier. En vain.
Ils envisagent désormais une action, vendredi, lors de l'inauguration du nouveau lycée d'Argelès-sur-Mer, où doit se rendre la recteur d'Académie.

Le Rectorat ne remplacera pas le 1/2 poste de CPE retiré

Selon les personnels du lycée, le Rectorat a confirmé auprès d’une délégation reçue le mardi 8 septembre à Montpellier «qu’il ne peut pas débloquer» les moyens nécessaires, soit un 1/2 poste de CPE.
Une décision, apparemment définitive, qui intervient malgré "la promesse faite au printemps dernier de maintenir les moyens existants", précisent les grévistes.

Depuis quelques jours, des élèves et des parents soutiennent les personnels mobilisés.

Les personnels mobilisés expliquent leur motivations dans un communiqué

"Ce revirement intervient à l’heure de la mise en place de l’Enseignement Moral et Civique…
Bien que l’institution reconnaisse les besoins en vie scolaire, elle s’obstine aujourd’hui à ne proposer que l’envoi de personnes effectuant un service civique universel. Ceci en lieu et place d’un CPE formé pour des missions spécifiques, indispensable au bon fonctionnement d’un établissement scolaire.
Accepter cette proposition revient d’une part à nier les spécificités du métier et les missions d’un CPE et cautionnerait par ailleurs, la précarisation de l’emploi.
Bien que subissant les désagréments de cette situation les élèves et les parents partagent nos inquiétudes et comprennent les enjeux.".

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