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Le gouvernement catalan défie encore Madrid

Le président de la Catalogne Artur Mas a signé un décret prévoyant l'organisation d'un référendum. Barcelone octobre 2014. / © AFP
Le président de la Catalogne Artur Mas a signé un décret prévoyant l'organisation d'un référendum. Barcelone octobre 2014. / © AFP

Le président catalan Artur Mas a encore défié Madrid jeudi en signant un décret créant la commission électorale chargée de superviser l'organisation d'un référendum sur son indépendance, une consultation à laquelle le gouvernement espagnol est opposé, la jugeant anticonstitutionnelle.

Par Jean-Marc Huguenin


Le décret entrera en vigueur lors de sa parution au journal officiel, en principe ce vendredi, a précisé un porte-parole du gouvernement régional de Barcelone jeudi soir. Ce décret intervient alors qu'à Madrid le Tribunal constitutionnel de Madrid a "suspendu" lundi la loi et le décret organisant le référendum devant avoir lieu le 9 novembre.

Bien que celui-ci soit "consultatif", le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy considère qu'il est anticonstitutionnel, et entend l'interdire. Il a pour cela saisi le Tribunal qui, dans l'attente de l'examen de la loi sur le fond, l'a suspendu. En théorie donc, selon les opposants au référendum, tout acte préparatoire, comme la constitution de cette commission électorale, enfonce un peu plus le gouvernement catalan dans l'illégalité.

Vers une crise institutionnelle

Artur Mas a envoyé des signaux contradictoires, décidant ainsi mardi de suspendre une campagne officielle pour le référendum qui pourrait être illégale, ou encore en stoppant l'embauche de personnel lié à son organisation. Les services juridiques de l'Etat analysent cette nouvelle mesure pour déterminer si "elle va à l'encontre de l'ordonnancement" juridique, a déclaré jeudi la déléguée du gouvernement central dans la région, María Llanos de Luna. M. Mas doit vendredi tenir une réunion avec l'ensemble des dirigeants des partis favorables à ce référendum afin d'adopter une position commune, son aile gauche souhaitant l'organisation du vote, même dans l'illégalité, ce qui créerait une crise institutionnelle sans précédent en Espagne depuis l'avènement de la démocratie.

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