Cet article date de plus de 3 ans

Affaire Fiona : la cour ordonne le renvoi du procès en appel en janvier 2018

La cour d'assises de la Haute-Loire a ordonné, ce lundi 16 octobre, le renvoi du procès en appel de l'affaire Fiona en janvier 2018, comme l'avaient réclamé les avocats de la défense après un incident d'audience vendredi. La fillette a disparu depuis mai 2013.
Des magistrats lors d'une audience du procès de Fiona, à la cour d'assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire), le 10 octobre 2017.
Des magistrats lors d'une audience du procès de Fiona, à la cour d'assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire), le 10 octobre 2017. © THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Les avocats de la défense avaient réclamé ce renvoi après un incident d'audience vendredi. Ils viennent de l'obtenir.

Me Renaud Portejoie, qui défend Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, dont la famille et l'enfant sont à Perpignan, et Me Mohamed Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf, son beau-père, avaient quitté le procès vendredi après-midi, estimant que "leur probité" avait été "mise en cause" par une avocate de la partie civile, Me Marie Grimaud.

C'est une "mascarade" de l'avis de l'avocat général


La défense a obtenu ce lundi, le renvoi du procès en appel de la mère de Fiona et de son ex-compagnon, après une passe d'armes avec une avocate de la partie civile.

L'avocat général et les conseils des parties civiles, à l'exception de l'avocat de la mère et du beau-père de Cécile Bourgeon, souhaitant au contraire que le procès se poursuive.

"Où sommes-nous ? Sur la place publique ? Nous sommes otages de cette mascarade de la justice. Elle attend un minimum de loyauté et d'humilité de nous tous et de vous, les avocats", a lancé l'avocat général, Raphaël Sanesi de Gentile.


La nouvelle audience débutera le 29 janvier devant cette même cour d'assises de Haute-Loire, dont les trois magistrats ont fait droit à la demande des avocats de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, qui étaient tous les deux rejugés pour coups mortels depuis une semaine au Puy-en-Velay.

Durant la première semaine de débats, les deux accusés, qui ont clamé de concert leur innocence, n'ont toujours rien livré sur les circonstances de la mort de la fillette de 5 ans, en mai 2013.
En première instance, en novembre 2016 à Riom, Cécile Bourgeon avait été acquittée des accusations de coups mortels mais avait été condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti sur la disparition de sa fille.
Son ancien concubin, lui, avait écopé de 20 ans de réclusion.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
pays catalan justice société faits divers affaire fiona disparition