Covid : "Je touche du bois", le patron d'un atelier de jouets dans les Pyrénées-Orientales attend des jours meilleurs

Grégory Bas a repris il y a un an l'atelier de jeux en bois Alortujou à Céret, dans les Pyrénées-Orientales. Avec la crise sanitaire, l'artisan peine à écouler sa marchandise pour les fêtes de fin d'année mais mise sur un regain de son activité en 2021.
L'artisan espère que ce jeu de quilles trouvera sa place sous le sapin cette année.
L'artisan espère que ce jeu de quilles trouvera sa place sous le sapin cette année. © France Télévisions
Les journées de Grégory Bas sont rythmées par le son des outils. À Céret, dans les Pyrénées-Orientales, ce lutin de Noël confectionne des jeux et jouets en bois pour petits et grands.

Pour les fêtes de fin d'année, la hotte de l'atelier Alortujou est pleine à ras bord. Mais l'annulation des marchés et des salons ont donné du fil à retordre à son propriétaire, qui peine à se faire connaître et à écouler sa marchandise. 

Normalement, on est sur des salons d'artisans d'art : on en fait trois chaque année, entre novembre et décembre. Habituellement, ces événements sont l'occasion pour nous de vendre 70 à 80 % de notre stock de petits jeux pour les particuliers. Mais là, la seule possibilité, c'était la vente en ligne. 

Grégory Bas, artisan.

Les deux confinements ont eu d'autres impacts pour le fabricant : il a notamment perdu des marchés auprès des ludothèques et des collectivités et a stoppé net les animations qu'il organisait.

De l'espoir pour 2021

Grégory Bas a racheté la boutique, créée en 1978, l'année dernière. Cet ancien professionnel de l'immobilier ne s'attendait pas à faire face à autant de déconvenues mais préfère rester optimiste. 

On va repartir sur une bonne dynamique pour 2021. Je touche du bois toute la journée, donc j'espère que ça se passera bien ! Parce que si on a une troisième vague au premier trimestre 2021, je ne pourrai pas tenir. Ça sera la fin d'une histoire qui dure maintenant depuis plus de quarante ans.

Grégory Bas, artisan.

Pour garder la tête hors de l'eau, le chef d'entreprise mise sur plusieurs stratégies. Il prévoit notamment de déménager pour faire des économies, mais aussi de maintenir un ouvrier en chômage partiel et de développer son site internet. 
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