Après la panique des premières heures suivant l'accident, l'aide aux familles victimes s'est mise en place. Un soutien coordonné des services de l'Etat à travers le comité local d'aide aux victimes. Quant aux assurances, une partie des expertises est toujours en cours.

Dans la collision entre un bus scolaire et un train au passage à niveau de Millas, 6 collégiens ont perdu la vie et 17 autres ont été blessés.
Ce 14 décembre 2017, 23 familles ont plongé dans un abîme de douleur.

Au lendemain du drame, un soutien psychologique a été mis en place au sein de l'hôpital voisin de Thuir.

Dans le village de Saint Feliu d'Avall, où résidaient 4 des 6 victimes, un espace d'écoute a été mis en place à la mairie.
 

C'est de là que partent les demandes d'aides adressées au comité local d'aide aux victimes (CLAV) des Pyrénées-Orientales. 

Ce comité a mis en place une commission de suivi, baptisée comité local technique d'aide aux victimes, qui réunit tous les mois la caisse d'allocations familiales, l'assurance maladie, la Banque de France et le département des Pyrénées-Orientales.

Comme l'explique Anne Levasseur, directrice adjointe de la direction départementale à la cohésion sociale, il s'agit de faire le point sur les besoins de chaque famille et de leur simplifier au maximum les différentes démarches à accomplir.

Il s'agit de leur simplifier la tâche, de leur éviter de faire des démarches auprès des différents organismes pour faire valoir leurs droits.

Certains parents comme Stéphanie, qui a perdu sa fille dans l'accident, anéantis, n'ont pas repris le travail. 

Pour eux, comme pour les enfants blessés, les indemnisations de l'assurance du bus scolaire ont mis du temps à arriver.

Il a fallu 4 mois et encore, c'est grâce à nos avocats (que des indemnisations ont été versées).

Un an après le drame, les démarches auprès des assurances ne sont pas terminées.

Des expertises, tant sur le plan physique et sur le plan psychologique, ont eu lieu mais d'autres sont encore en cours ou programmées en 2019 seulement, pour évaluer l'indemnisation des victimes et de leurs  familles. 

Une indemnisation qui de toute façon ne compensera jamais la perte d'un enfant, ou un handicap à vie.

 
Passée l'urgence, l'aide aux victimes et à leurs familles s'est mise en place, avec les services de l'Etat, les mairies et les assurances. Interview de Stéphanie Fruitet, mère d'une victime, Anne Levasseur, directrice adjointe de la direction départementale de la cohésion sociale et Clara Ieche, juriste référente de la fédération natioanle d'aide aux victimes (FENVAC). ©F3 LR
 
L'indemnisation des victimes, après un accident de la circulation
La loi du 5 juillet 1985, dite aussi Loi Badinter, prévoit un droit d'indemnisation de tous les dommages engendrés par un accident de la circulation, dans un délai de 8 mois.

Pour que cette loi s'applique, il faut que 3 éléments soient réunis de façon concomitante :
  - un accident de la circulation,
  - un véhicule terrestre à moteur,
  - et l'implication de ce véhicule.

La Loi Badinter oblige les compagnies d'assurance à contacter les victimes, à les informer de leurs droits et à leur faire des offres d'indemnisation après une évaluation de leurs préjudices dans un délai précis. Même si une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.

Dans le cas de l'accident de Millas, c'est l'assurance du bus scolaire qui fournit les premières indemnisations, en attendant le résultat de l'enquête et du procès prévu en 2020.
 
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