EAS en liquidation judiciaire : décision du tribunal de commerce de Perpignan

Le tribunal de commerce de Perpignan vient de prononcer la mise en liquidation judiciaire de l'entreprise EAS industries avec poursuite d'activité pendant 3 mois. Pour permettre de trouver un repreneur. 250 emplois sont concernés.

La manifestation EAS devant le tribunal de commerce de Perpignan
La manifestation EAS devant le tribunal de commerce de Perpignan © France 3 LR
Les salariés ont manifesté une nouvelle fois avant l' audience du tribunal de commerce au cours de laquelle la direction défendra mercredi la mise en liquidation de la société avec poursuite de l'activité pendant une période de deux fois six mois censée permettre de trouver un repreneur.
Le tribunal assortit cette liquidation d'un délai de seulement trois mois.

"Il serait inconcevable que cette entreprise ne poursuive pas son activité alors qu'elle est viable à condition d'avoir un vrai projet industriel et une véritable
gouvernance", avait dit Pierre Place, secrétaire départemental de la CGT, principal syndicat chez EAS Industries.

La CGT dénonce l'abandon de l'entreprise par son propriétaire, une société financière luxembourgeoise. Le syndicat insiste sur le signal qu'adresserait la cessation d'activité de cette entreprise dans un département de 460.000 habitants au taux de chômage de près de 15%. EAS Industries est l'un des plus gros employeurs industriels d'un département, les Pyrénées-Orientales, qui, "depuis plus de 40 ans, sous couvert de développement du tourisme, pseudo-eldorado sans lendemain, (a) laissé partir (son) potentiel industriel sans qu'aucun élu, organisme patronal ou collectivité ne tente (...) de se lever contre cette absurdité", dit la CGT.

Le tribunal de commerce de Perpignan donne donc à l'entreprise un délai jusqu'au 28 août pour trouver un repreneur.
Reportage de France 3 Pays catalan.
durée de la vidéo: 01 min 31
EAS gagne un délai de trois mois pour trouver un repreneur

Le tribunal a donné à un éventuel repreneur jusqu'au 10 juillet pour se manifester.
Il siégera à nouveau le 30 juillet pour statuer sur les offres de reprise.
On ignore si l'entreprise, qui fait travailler 250 salariés permanents et environ 300 au total à la maintenance aéronautique dans la zone aéroportuaire de Perpignan, intéresse des repreneurs.

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