Elle agressait des femmes voilées : 4 mois de prison avec sursis pour une retraitée de Perpignan

Le palais de justice de Perpignan / © France 3 LR
Le palais de justice de Perpignan / © France 3 LR

Injures à caractère raciste et  violences agravées. Ce sont les motifs retenus lundi par la cour de justice de Perpignan pour condamner une sexagénaire à 4 mois de prison avec sursis. En novembre dernier, la retraitée avait insulté et agressé 7 femmes voilées aux abords d'une école de Perpignan.

Par Sylvie BONNET d'après l'AFP

Le parquet avait demandé 6 mois. Les magistrats du tribunal correctionnel de Perpignan ont été moins sévères mais ont tout de même condamné l'accusée à 4 mois avec sursis assortis d'une obligation de soins et de suivi psychiatrique. Fin 2017, la sexagénaire avait agressé oralement et physiquement plusieurs mères de familles voilées à la sortie de l'école.

Le rappel des faits


"Vous n'avez rien à faire là, voilées", "rentrez chez vous", "l'Islam est un poison", ce sont en substance les propos lancés par cette retraitée à des mères de famille voilées qui venaient chercher leurs enfants à l'école près de son domicile, à Perpignan.
Devant la police, la femme avait reconnu ses propos et les avaient même revendiqués. Elle avait admis également avoir bousculé les femmes voilées.

Je suis islamophobe et je hais cette religion, avoue l'accusée devant le tribunal.

Arborant ostensiblement une croix autour du cou, la retraitée a expliqué avoir lu le Coran, après les attentats de 2015. "J'ai trouvé une religion de guerre, une escroquerie", a-t-elle insisté. "Alors il fallait ouvrir les yeux aux gens".

 Vous savez ce que c'est, l'inquisition? répond le parquet.

"Vous savez ce que c'est l'Inquisition?", s'est agacé le parquet. "Ce que vous avez appris sur l'Islam dans votre jardin, c'est une chose mais que vous prêchiez dans la rue, c'est une autre. Quand vous empiétez sur la liberté des autres, ça ne va pas", a-t-il ajouté soulignant qu'ici "c'est la laïcité".
 

Sursis assorti d'obligation de soins


Le tribunal de Perpignan a assorti la peine d'une mise à l'épreuve de deux ans avec obligation de soins et de suivi psychiatrique, d'une interdiction de se présenter aux abords de l'école où les faits ont été commis et a attribué 500 euros de dommages et intérêts à chaque plaignante.






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