L'Espagne veut un projet de loi contre la prostitution : la fin des "puticlubs", ces maisons closes de la Jonquera, à la frontière ?

La Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) vient de proposer de pénaliser les personnes qui fournissent des espaces pour la prostitution d'autrui. Une loi qui pourrait bouleverser le paysage des maisons closes espagnoles, notamment celles de l'autre côté de la frontière, La Jonquera.

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Les maisons closes de la Jonquera à la frontière espagnole ont-elles du souci à se faire ? Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a annoncé son intention, jeudi 25 janvier 2024, de soumettre au Congrès espagnol un projet de loi qui aurait des impacts importants sur le milieu de la prostitution.

Comme le rapporte plusieurs médias espagnols, la ministre de l'Égalité, Ana Redondo, a fait cette déclaration à la Commission pour l'égalité du Congrès des députés.

Cette proposition, qualifiée de "premier pas" par Redondo, vise à lutter contre l'exploitation sexuelle en punissant ceux qui fournissent des espaces pour promouvoir la prostitution d'autrui, même avec le consentement des personnes concernées. Le PSOE affirme que son objectif ultime est l'abolitionnisme, avec la nécessité de fournir des alternatives de vie décente aux personnes impliquées dans la prostitution.

Une libéralisation de la prostitution

La question divise cependant la gauche au Congrès. Certains partis prônent la réglementation de la prostitution plutôt que son abolition. Des débats et des divisions persistent, même au sein du gouvernement de coalition. Malgré cela, le PSOE reste déterminé à poursuivre l'abolition de la prostitution et à lutter contre le proxénétisme.

Depuis 2002, le gouvernement catalan a libéralisé l’exploitation de la prostitution en instituant le commerce sexuel en club, et en soumettant l’ouverture de lieux d’exploitation à autorisation administrative, permettant la "prostitution de masse". Une dizaine de maisons closes existent dans la province Gérone.

En 2014, le quotidien belge Le Soir présentait La Jonquera comme "la ville espagnole du sexe low-cost" où "les Français viennent en masse profiter des maisons closes, interdites dans leur pays. Mais également les Belges qui bénéficient des prix cassés proposés par Ryanair.