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L'interconnexion électrique entre France et Espagne à marche réduite jusqu'en 2017

Montesquieu-des-Albères (Pyrénées-Orientales) - Manuel Valls et Mariano Rajoy devant le tunnel de la ligne électrique THT souterraine entre la France et l'Espagne - 20 février 2015. / © maxppp
Montesquieu-des-Albères (Pyrénées-Orientales) - Manuel Valls et Mariano Rajoy devant le tunnel de la ligne électrique THT souterraine entre la France et l'Espagne - 20 février 2015. / © maxppp

La nouvelle interconnexion entre la France et l'Espagne, censée doubler la capacité d'échange d'électricité entre les deux pays, ne fonctionnera pas pleinement en 2016 en raison de "contraintes" sur le réseau électrique outre-Pyrénées, a annoncé le régulateur français de l'énergie.

Par Fabrice Dubault


La ligne électrique souterraine, inaugurée en février par les Premiers ministres français et espagnol après trois ans de travaux, devait porter les capacités d'interconnexion à 2.800 mégawatts (MW), avec l'objectif de sécuriser l'approvisionnement électrique des deux pays.

Les capacités moyennes envisagées pour 2016 sont cependant limitées à environ 2.000 MW en raison de contraintes sur le réseau espagnol", a indiqué la Commission de régulation de l'énergie (CRE).


Elle cite dans un communiqué, la mise en service en 2017 seulement d'un transformateur-déphaseur pourtant nécessaire à l'utilisation à pleine capacité des interconnexions et le renforcement du réseau espagnol en aval de la nouvelle ligne qui "n'a pas été réalisé selon le schéma prévu initialement".

"Une telle situation réduit les bénéfices attendus de cette nouvelle interconnexion pour les acteurs de marché et les consommateurs qui en supportent les coûts", a déploré la CRE.

Tracé de la THT 320.000 volts souterraine entre France et Espagne / © rte
Tracé de la THT 320.000 volts souterraine entre France et Espagne / © rte

L'interconnexion reliant les deux côtés des Pyrénées sur 65 kilomètres, entre Baixas, dans les Pyrénées-Orientales et Santa Llogaia, en Catalogne, a coûté 700 millions d'euros, dont 225 millions de subventions européennes.

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