Mort de la petite Mila : l'accusée, belle-mère de la fillette de 2 ans, avoue en partie le crime

Sabrina Meulen, jugée devant les Assises des Pyrénées-Orientales pour "violences répétées ayant entraîné la mort sans intention de la donner" sur Mila, a finalement reconnu avoir brutalisé l’enfant de 2 ans sans avoir l'intention de lui faire mal. Le verdict est attendu ce mercredi.

La cour d'assises des Pyrénées-Orientales, à Perpignan.
La cour d'assises des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. © FTV

Cette mère de quatre enfants, qui comparait depuis vendredi à Perpignan devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales pour "violences répétées ayant entraîné la mort sans intention de la donner" sur Mila, une enfant de 2 ans, a changé d’attitude mardi soir.

Après avoir tout nié en bloc, Sabrina Meulen est finalement passée aux aveux, acculée par les rapports d'enquête et les conclusions des experts légistes.

Quatre ans après les faits survenus à l'été 2016 à Trouillas, au sud de Perpignan, cette femme de 35 ans a partiellement reconnu avoir brutalisé la fillette de son compagnon, une enfant de deux ans dont elle avait la garde, son père étant en prison.

Verdict ce mercredi

L’accusée a donc reconnu avoir secoué l'enfant par le bassin après qu'elle soit tombée dans la douche, pour la réanimer et sans vouloir du faire du mal. Néanmoins, elle se refuse encore à avouer la récurrence des coups.

L’enfant portait pourtant de nombreuses traces de violence : bleus sur la joue, multiples ecchymoses et même une fracture de l'omoplate.

Selon l’un des trois avocats de la partie civile, "ces paroles n’apportent aucun soulagement ni aucune explication aux proches de la fillette".

Les experts nous ont expliqué que la violence est telle que les veines du cerveau ont explosé, donc on est pas sur quelqu’un qui cherche à réanimer une petite fille qui serait tombée.

Gérald Brivet-Galaup, avocat des grands-parents paternels de Mila

La journée sera consacrée aux réquisitions, puis à la plaidoirie avant que le jury donne son verdict, ce mercredi.

Sabrina Meulen risque 30 ans de réclusion criminelle.

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