Perpignan : au péage du Boulou, les policiers aux frontières réclament de meilleures conditions de travail

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Écrit par S.Mercier

Fortes chaleurs, locaux et sanitaires désuets : les agents de la police aux frontières (PAF) du péage de Boulou près de Perpignan dénoncent des conditions de travail médiocres et s’estiment délaissés face au silence de leur hiérarchie.

Sur l’autoroute A9, une équipe de 12 policiers effectue des contrôles au niveau du péage du Boulou, au sud de Perpignan, juste avant la frontière avec la Catalogne. Ces agents de la police aux frontières (PAF) effectuent des contrôles d’identité et de pass sanitaires, pour les véhicules qui transitent entre la France et l’Espagne. Un travail similaire à celui de n’importe quel poste de contrôle en France.

Jusqu'à 45 degrés au soleil 

Mais ici rien n’est mis en place pour pouvoir travailler dans des conditions dignes de ce nom selon Robert Gili, de la CGT Police 66. Les conditions météorologiques sont très difficiles à supporter pour les policiers.

En hiver, rien ne permet de se protéger des intempéries et en été, la chaleur devient très vite insupportable. « Il faut que les policiers puissent trouver de l’ombre. Pendant les périodes de fortes chaleurs, il peut faire jusqu'à 45 degrés à cet endroit » affirme Robert Gili.

Le silence de la hiérarchie 

À ce propos, les policiers avaient déjà alerté il y a un mois le ministère de l’Intérieur, en sollicitant l’autorisation de porter des bermudas. Cette demande est restée lettre morte pour le moment. Les lettres adressées au directeur interdépartemental de la Police aux Frontières des Pyrénées-Orientales par la CGT, sont également restées sans réponse.

Un silence qui désespère ces fonctionnaires qui se disent délaissés. Ils dénoncent des conditions de travail lamentables, dans des locaux non adaptés et vétustes avec une climatisation défaillante et des blocs sanitaires de chantiers très rarement nettoyés.

Un poste de contrôle initialement provisoire

Ce poste de contrôle au péage du Boulou, mis en place il y a cinq ans, devait être provisoire, ce qui explique le manque d’infrastructures. Mais après la crise des gilets jaunes et la crise sanitaire, l’équipe de policiers s’est stabilisée sur le site pour une durée indéterminée. Ils réclament donc des aménagements pour bénéficier des mêmes conditions de travail et de sécurité que les autres postes de contrôle d'Occitanie.