Perpignan : la mairie remet en cause l'appel d'offres pour la gestion des parkings de surface

L'exploitation et la gestion du stationnement payant pour les places en surface à Perpignan sont confiées depuis 2018 à la société indigo. Mais un nouvel appel d'offres a été lancé par la mairie. C'est en juin prochain que les Perpignanais devraient connaître leur nouveau prestataire de service.

illustration.
illustration. © F3 LR

Stationner en centre-ville de Perpignan, c'est toujours un peu la galère. Une fois sa place trouvée, il faut s'acquitter du paiement... pas toujours simple mais surtout coûteux.

J'ai mis un euro et je suis passé de 11h30 à 11h31... 1 minute pour 1 euro... ça marche pas. Faut que je mette 10 balles !

Un automobiliste mécontent.

En janvier 2018, la societé Indigo remporte la délégation de service public pour le stationnement en surface. Le contrat, signé par l'ancienne majorité municipale, alors conduite par Jean-Marc Pujol, court jusqu'en 2027. 
Mais aujourd'hui l'équipe de Louis Aliot remet en cause ce contrat et estime que le compte n'y est pas.

Il y a un problème de stationnement, de fréquentation et de grille tarifaire non-adaptée... il faut réorganiser tout cela.

Frédéric Guillemon, adjoint au maire de Perpignan en charge des Mobilités.

Un nouvel appel d'offres est donc lancé. Le futur concessionnaire sera connu en juin pour un début de contrat en octobre 2021.

Une des clefs du contrat, c'est la redevance annuelle versée à la ville pour le délégataire, un peu plus de 3 millions d'euros par an pour Indigo, aujourd'hui détenteur du contrat.

Pour l'opposition, si l'actuel prestataire devait remporter à nouveau le contrat, ce qui est possible, ce serait une opération perdant-perdant. Le risque serait alors une baisse de cette redevance annuelle, donc un manque à gagner pour le ville et aucun bénéfice pour les usagers des parkings.

Si c'est le même délégataire, on peut craindre que la politique de contraventions reste la même et qu'en revanche le redevance annuelle perçue par la ville soit bien inférieure, jusqu'à un million par an. La ville sera perdante et l'usager n'y gagnera rien.

Chantal Bruzi, chef de file de l'opposition (LR) à la mairie de Perpignan.

Une question se fait jour, pourquoi dans ces conditions vouloir changer de prestataire alors que le contrat avec Indigo court jusqu'en 2027 ?

Sollicitée par France 3, la direction d'Indigo n'a pas souhaité nous répondre.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique louis aliot mobilité économie transports transports urbains routes