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Perpignan : la prison à perpétuité pour l'assassin d'un cadre de NRJ

Illustration / © BENELUXPIX/MAXPPP
Illustration / © BENELUXPIX/MAXPPP

En septembre 2014, Laurent Boury, ancien directeur commercial de NRJ à Perpignan, a été exécuté d'une balle et abandonné dans une cuve de vidange.

Par RD avec AFP

Un quadragénaire a été condamné ce mardi 23 janvier par la cour d'assises des Pyrénées-Orientales à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour l'assassinat d'un ancien directeur commercial de NRJ à Perpignan.

Une peine conforme aux réquisitions de l'avocat général, tout comme pour le second accusé Sofiane Abbes qui a écopé de 18 ans de réclusion comme le demandait le magistrat.

En septembre 2014, la propriétaire du logement de Laurent Boury, avait signalé la mystérieuse disparition de cet homme âgé de 54 ans, cadre à la station locale de NRJ à Perpignan.

Rapidement, l'enquête de la gendarmerie avait conduit aux deux accusés : Abdelhakim Melliti, 46 ans, déjà condamné en 2000 à 18 ans de réclusion pour avoir tué un coursier à Étampes (Essonne), et Sofiane Abbes, âgé de 33 ans et souffrant d'hémiplégie.

Celui-ci avait conduit les enquêteurs jusqu'au corps de Laurent Boury, exécuté d'une balle et abandonné dans une cuve de vidange d'un garage désaffecté.

L'accusé nie les faits


Melliti a quant à lui toujours vigoureusement nié être impliqué dans le meurtre, reconnaissant simplement être le propriétaire de l'arme du crime. Il se serait, selon lui, procuré cette arme de poing pour se défendre après un litige autour d'un trafic de stupéfiants.

A l'audience vendredi, Sofiane Abbes avait expliqué avoir été entraîné dans cette histoire "par un copain de comptoir" sans se rendre compte "que cela allait finir avec quelqu'un qui serait mort".

Il avait ajouté que Melliti avait tenté d'emmener Laurent Boury retirer de l'argent liquide, mais devant son refus, l'avait violemment frappé puis conduit, le lendemain, dans un garage isolé.

Abbes avait précisé que Melliti lui avait intimé l'ordre de tuer le quinquagénaire, ce qu'il avait refusé, et l'aurait finalement lui-même exécuté avant de le pousser dans la cuve.



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