Perpignan : un homme retenait en captivité des oiseaux protégés, qui ont pu être libérés

Des policiers, accompagnés par l'Office Français de la Biodiversité, ont découvert le 16 février dernier six oiseaux enfermés dans un box de la cité Diaz, à Perpignan. Le propriétaire du local a été interpellé et a écopé d'une ordonnance pénale. Les oiseaux ont pu être relâchés.

Les chardonnerets élégants sont des oiseaux très convoités par les trafiquants.
Les chardonnerets élégants sont des oiseaux très convoités par les trafiquants. © Philippe Clément / MAXPPP

Les policiers ont eu du flair. Lors d'une mission de sécurisation il y a quelques semaines au sein de la cité Diaz à Perpignan, ils avaient repéré un box fermé contenant plusieurs cages avec des oiseaux colorés. Après enquête, ils avaient pu identifier le propriétaire du local. 

Mardi 16 février, les forces de l'ordre sont donc revenues sur les lieux, accompagnées de deux inspecteurs de l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Ils ont découvert six oiseaux : cinq d'entre eux étaient des chardonnerets élégants de la famille des passériformes. 

Cette espèce est protégée et sa population a baissé de 50 % en l'espace de vingt ans. Ces oiseaux auraient pu être capturés en Pays catalan, estiment la police et l'OFB. 

Le propriétaire du box interpellé

Le propriétaire du box "n'a pu fournir que des explications ubuesques" pour expliquer la présence de ces oiseaux, relatent les forces de l'ordre. Il a été interpellé sur le coup. Il a été libéré à l'issue de sa garde à vue, mais a écopé d'une ordonnance pénale par le tribunal correctionnel de Perpignan. Les oiseaux ont quant à eux pu être relâchés. 

Les trafics de chardonnerets élégants sont courants dans le sud de la France. En octobre 2019, un homme en possession de 14 cages avait été interpellé en Camargue. En juillet 2020, un autre trafiquant avait été pris en train de relever des pièges dans la forêt de Montourey, dans le Var. 

Pour rappel, la capture et/ou la détention de ces spécimens protégés est passible de 150 000 euros d'amende et de trois ans d'emprisonnement.

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