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Une “ ferme de l'horreur ” découverte dans les Pyrénées-Orientales

Cette chèvre naine a été sauvée de la "ferme de l'horreur". / © Un refuge, un cœur.
Cette chèvre naine a été sauvée de la "ferme de l'horreur". / © Un refuge, un cœur.

A Bompas, dans les Pyrénées-Orientales, la gendarmerie et une association ont découvert une véritable "ferme de l’horreur", avant de sauver les animaux qui s’y trouvaient. La fondatrice de l’association témoigne.

Par Olivia Boisson


"C’était horrible. Nous sommes parvenus à épargner ces pauvres bêtes d’innombrables souffrances et de pendaisons assurées. ». Sur sa page Facebook, l’association « Un refuge, un cœur", se félicite de son intervention. En lien avec la gendarmerie, ils ont démantelé une ferme qu’ils qualifient de "ferme de l’horreur". Céline Henri, l’une des bénévoles, fondatrice de l’association, a participé à l’opération.

Au départ, nous intervenions sur un cas de maltraitance de cheval sur un terrain privé. Puis, au loin, nous avons aperçu un terrain, de bric et de broc. Nous avons vu des cochons et des chèvres naines. On s’est présenté en faisant croire au propriétaire que nous voulions acheter des cochons, et nous avons pris des photos.

Un abattage "à l’ancienne"

Céline Henri poursuit son témoignage. Elle nous affirme que le propriétaire vendait ses cochons 50 euros et ses chèvres 100 euros, avec possibilité d’abattage. Il fallait attendre une journée pour les avoir dans ce cas, le temps qu’il les tue.

Nous avons vu une potence en bois. Il tuait les bêtes et les suspendait toute la nuit pour les vider de leur sang. Il y avait un bac récupérateur en dessous. Nous avons aussi découvert des os, des têtes, des cartouches de fusil

Des conditions insalubres

Des pattes d’ânes au sol, des cadavres de chèvres dans une remorque, des os au sol… Céline Henri se pose la question : "que mangeaient ces pauvres bêtes ? Je m’en doute mais bon…"

La gendarmerie de Bompas sensibilisée à la cause animale

L’association "un refuge, un coeur" est reconnaissante envers la gendarmerie, qui, selon Céline Henri, a agi vite. 48 heures après l’alerte, le propriétaire était entendu. Une semaine plus tard, les bénévoles allaient sur place afin de récupérer les animaux. Au total, 13 cochons et 2 chèvres sont aujourd’hui bichonnés au cœur du refuge. Ils seront bientôt disponibles à l’adoption.

C’est une jouissance personnelle car nous les sauvons de tout ça. Il y a des normes pour l’abattage. Il faut que les gens en prennent conscience et qu’ils arrêtent de consommer dans ce genre d’établissement privé.

Le propriétaire rappelé à la loi

Pour le moment, le propriétaire a fait l’objet d’un rappel à la loi. "Mais ce n’est pas fini" assure Céline Henri. "Il est quand même impliqué dans une histoire d’abattage illégal, travail dissimulé et ce n’est pas la première fois".

Une jeune association dans le besoin

L’association "Un refuge, un cœur" a été créée il y a trois mois et est présidée par Sarah Henri. Pour le moment, l’association qui compte une quinzaine de bénévoles, ne touche aucune subvention.

Nous injectons nos propres économies, en tant que bénévoles.

Céline Henri appelle donc aux dons et aux bénévoles. L’association "un refuge, un cœur" a une capacité d’accueil de 250 chiens. En ce moment, une cinquantaine de chiens sont à l’adoption ainsi qu’une vingtaine de chats. Poneys, poules, canards… Tous les animaux sont recueillis. Il y a également un centre d’éducation canin "pour réhabiliter l’éducation et combler les carences des maîtres".

En ce moment, l'association travaille sur d’autres enquêtes d'abattage illégal.
 

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