Pyrénées-Orientales : une Catalane "décrocheuse" du portrait d'Emmanuel Macron en garde à vue

Depuis lundi matin, Mélanie, une jeune femme "décrocheuse" de portraits d'Emmanuel Macron est entendue à la gendarmerie d'Ille-sur-Têt, près de Perpignan. 3 autres militants et membres du collectif Action Non Violente (ANV) étaient convoqués ce mardi pour des faits similaires.
La gendarmerie d'Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales - archives.
La gendarmerie d'Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales - archives. © Google street view
Selon le collectif ANV Cop21 Perpignan, ces militants catalans devaient être auditionnés dans le cadre de leurs actions de "décrocheurs".
Par 3 fois, fin 2019 et début 2020, ils ont revendiqué des décrochages du portrait du président de la République... dans les mairies de Cabestany, Lansac et Vinça.

Mais Mélanie a été placée en garde à vue lundi, pour recel, selon ses amis. Elle risque une forte amende, jusqu'à 500€. Selon les tribunaux, les décrocheurs peuvent être relaxés ou condamnés pour vol et/ou recel.

Des actions pour le climat

Pour les militants écologistes, ces actions de décrochage des portraits d'Emmanuel Macron, principalement des murs des mairies, constituent une interpellation légitime du chef de l’État face à l'inaction des politiques pour préserver le climat, le tout à la veille de la Cop 21 de Paris... Une action politique et citoyenne d'alerte.
Mais pour la justice, ces actions sont illégitimes et l'invocation de l'état de nécessité climatique est vain.

Des membres du colletif étaient devant la gendarmerie d'Ille-sur-Têt, lundi, pour soutenir leur camarade. Ils dénoncent : "un plan de relance de la repression contre les citoyens et citoyennes qui alertent contre l'inaction climatique du gouvernement".
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