Pyrénées-Orientales : les paillotes, un acteur de poids dans l’économie du tourisme

Pyrénées-Orientales : les paillottes, un acteur de poids dans l’économie du tourisme
Intervenants : Bernard Fourcade, président de la CCI des Pyrénées Orientales // Michel Naudo, propriétaire club de plage - Reportage : Joan Lopez et Philippe de Leyritz

Avec les beaux jours, on les voit rouvrir sur notre littoral. Les paillottes se montent et se démontent mais leur business est bien solide ! La Chambre de Commerce et d'Industrie des Pyrénées-Orientales a réalisé une étude auprès de 67 établissements.

Par P.S.

Une somme plutôt éloquente : 12 millions d'euros de chiffres d'affaires ont été réalisés l'été dernier par les clubs-restaurants de la côte catalane.

Pour la première fois, la CCI des Pyrénées-Orientales a enquêté auprès des 67 établissements de son littoral.

12 millions d'euros

« Dans l’imaginaire collectif, on a l’impression que c’est accessoire mais on a essayé de voir ce que ça représentait en chiffre d’une part et d’autre part de voir si on pouvait les fédérer parce que c’est quand même une économie non-délocalisable », explique Bernard Fourcade, président de la CCI des Pyrénées-Orientales.

Dans le trio de tête des plagistes, on retrouve Canet, Saint-Cyprien et Torreilles.
A elles, trois ces plages réalisent près de 10 millions d’euros de chiffres d'affaire. 75% des clubs de la côte assurent aussi une restauration de plage. Cela a permis d'embaucher 485 personnes l'année dernière.

Pour les propriétaires, cet état des lieux rend plus crédible leur secteur d'activité : « Aujourd'hui on veut recruter du personnel de qualité, insiste Michel Naudo, propriétaire club de plage "Chez Naudo". Les premiers intéressés, c’est la Côte d’Azur parce qu’ils commencent avant nous. Tous les bons professionnels sont déjà pris sur la Côte d’Azur ou Montpellier. »

Se fédérer en association départementale et obtenir le label "qualité tourisme" serait un pas de plus pour les clubs de plages. Chiffres en main, il reste à convaincre communes et préfecture du bienfondé de la démarche.

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