Six jeunes menacent les passagers d'un TER par haut parleur entre Béziers et Perpignan

Illustration / © Maxppp
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Selon nos confrères de Midi libre six jeunes ont semé la panique hier soir dans un TER entre Béziers et Perpignan en proférant des menaces de morts en arabe. Ils ont été interpellés par les gendarmes.

Par Laurence Creusot

Selon nos confrères de Midi libre un groupe de six jeunes a réussi à accéder au haut parleur de la rame du TER qui longe la côte catalane. Ils ont terrorisé les passagers en proférant des menaces de mort en arabe, ils demandaient aux voyageurs de mettre à terre leurs téléphones portables. Le train régional roulait de nuit entre Perpignan et Salses. Le contrôleur du train aurait réussi à rassembler la trentaine de passagers dans un seul wagon.

Les gendarmes ont interpellé une partie du groupe en gare de Salses-le-Château. 4 jeunes gens qui auraient pris la fuite hier soir, ont été placés en garde à vue et seraient interrogés aujourd'hui par les gendarmes de Rivesaltes.

Selon la gendarmerie "six jeunes individus, dont 2 filles, montés en gare de Béziers, auraient utilisé le microphone du contrôleur afin de diffuser, par les hauts-parleurs du train, des prières et des chants en arabe. Ils auraient menacé de mort la vingtaine de passagers dans le but de leur extorquer leur téléphone portable."
Le contrôleur a pu isoler les passagers des individus en les regroupant dans une rame.
Le train est arrêté en gare de Salses pour permettre l'intervention des forces de l'ordre. Les 4 jeunes hommes prennent alors la fuite en quittant le train puis la gare, les deux filles sont interpellées sur place. Le train a pu repartir.
Le groupement de gendarmerie a lancé des recherches et les 4 jeunes en fuite sont repérés près de la D900 en direction de Fitou dans l'Aude et interpellés.

Sur directives du Parquet, les quatre jeunes hommes sont placés en garde à vue pour les infractions d'apologie d'un acte de terrorisme et de tentative d'extorsion avec menaces de mort. L' enquête a été confiée à la compagnie de Rivesaltes.

La SNCF nous a confirmé l'incident et a décidé de porter plainte.
Selon la SNCF le micro qui permet de lancer les messages par haut parleur est enfermé à clé dans un boîtier installé près d'une porte.

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