• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Top 14 : Les confidences du président de l'USAP

François Rivière, président USAP.
François Rivière, président USAP.

9 matches, 9 défaites, le retour en Top 14 pour l'USAP ressemble à un chemin de croix. Mais le président François Rivière, très discret dans les médias ces dernières semaines, reste optimiste : " Je ne pense pas que ce soit fichu, loin de là." Interview exclusive par France 3 Pays Catalan.

Par Olivier Le Creurer

Le président de l’USAP s’était fait rare devant les médias ces dernières semaine, Pour France 3 Pays Catalan, il a accepté de revenir sur le début de saison catastrophique de son équipe. 9 matches, 9 défaites et une dernière place au classement de top 14. 

On savait que cette montée en Top 14 serait très très difficile, incroyablement difficile. C'est le cas


"J'ai beaucoup de confiance. C'est un groupe de plus en plus attachant, qui y croit. On savait que cette montée en Top 14 serait très très difficile, incroyablement difficile. C'est le cas. On a eu un calendrier plutôt défavorable. On a surtout reçu les gros en ce début de saison.

Et puis, il faut le temps que les automatismes prennent. On était habitué à un jeu de D2. Je crois qu'il faut être confiant. je pense que la place de 12ème (ndlr: non relégable) est un objectif raisonnable.

Je pense que la place de 12ème est un objectif raisonnable


Je ne pense pas que ce soit fichu, loin s'en faut. Je pense que c'est un groupe qui apprend. On n'a pas eu de chance à certains moments et la chance, elle tourne. Les joueurs ont fait beaucoup de progrès. Et regardons qu'on a en face de nous des clubs comme Toulon et ses All Blacks ou Toulouse.

Ils doivent gagner en maturité et apprendre à faire moins de fautes. S'ils arrivent à resserrer leur jeu, ils vont y arriver. Et vous verrez, qu'une fois de plus, ils vont y arriver."

S'ils arrivent à resserrer leur jeu, ils vont y arriver. Et vous verrez, qu'une fois de plus, ils vont y arriver
 

Voir l'interview dans son intégralité

 


Hook, Delpoux et l'URSSAF


L'USAP pourrrait être amené à verser 319 000 euros à l'URSSAF; 400 000 à Marc Delpoux et 375 000 à James Hook. "Ce sont les trois derniers dossiers du passé. Pour James Hook, sur la partie salaire, nous avons gagné en appel. Les droits d'images ne concernent pas le club mais les boutiques. Mais pas de bras, pas de chocolat. Je ne vois pas pourquoi je paierai des droits d'images liés à une activité qu'il n'a pas menée. Mais ce dossier ne sera clos que dans trois ou quatre ans.."

Le club, dans le passé, a fait beaucoup de bêtises et surtout a répété beaucoup de bêtises


"Pour James Hook, quelque soit le cas de figure, nous irons en cassation. Pour ce qui est de l'URSSAF, le club, dans le passé, a fait beaucoup de bêtises et surtout a répété beaucoup de bêtises. Nous avons des arguments sérieux à faire valoir. Mais, en tout état de cause, la somme est provisionnée dans nos comptes."

J'ai probablement mis plus de dix millions d'euros pour sauver le club


"J'ai probablement mis plus de dix millions d'euros pour sauver le club. Si, à un moment j'avais refusé de payer, il n'y aurait plus d'USAP."
 

Travaux


"Actuellement, le club construit l'étape suivante. Il faut à la fois réaménager Aimé Giral qui est une stade de centre ville et j'y tiens beaucoup. Je trouve que c'est très bien d'avoir 15 000 places en coeur de ville. Mais il y a des points sur lesquels ça ne va pas: l'hospitalité et les parkings par exemple."

Aujourd'hui, je sais que si je ne fais pas de gros travaux à Aimé Giral, je ne pourrais pas augmenter le chiffre d'affaires


Il va falloir aussi améliorer l'éclairage et la pelouse. "Nous discutons avec les collectivités pour cela. Mais en un an, j'ai multiplié le budget du club par deux passant de 8 à 16 millions d'euros. On sait tous que pour exister en Top 14, il faut un budget entre 20 et 25 millions d'euros. Il faut aller vers des partenariats d'entreprise. Nous avons une chance remarquable, l'USAP est une marque quasi-internationale. On est saturé en espace de réception. Aujourd'hui, je sais que si je ne fais pas de gros travaux à Aimé Giral, je ne pourrais pas augmenter le chiffre d'affaires." 

Un oeil sur la saison prochaine

"On n'a sû que mi-mai qu'on allait monter. A cette période-là, il n'y a plus personne sur le marché. Nous sommes en train de préparer la saison prochaine. Avec Christian Lanta, l'entraîneur, nous sommes en train de prévoir toutes les conditions de recrutement, de préparations sportives, de moyens d'entraînements pour qu'à partir de l'année prochaine, on puisse accrocher une 10ème place et plus si affinité. Il faut être tous derrière cette équipe. Il n'y a pas de plan B. Le plan A, c'est que l'USAP réussisse."
 



 

Sur le même sujet

le MHB enfin victorieux en ligue des champions

Les + Lus