• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Pyrénées-Orientales : quand la salade ne vaut plus rien

 A Perpignan, la cueillette de salades bat son plein dans les serres des Jardins de Saint-Jacques. / © F3 pays catalan
A Perpignan, la cueillette de salades bat son plein dans les serres des Jardins de Saint-Jacques. / © F3 pays catalan

30 centimes la salade. C'est le prix de vente, aujourd'hui pour les producteurs catalans. Un prix bas justifié par la forte production grâce à la météo clémente. Effet pervers du soleil, la surabondance de salades ne nourrit plus son homme. Et les maraîchers tirent le signal d'alarme.

Par Sylvie Bonnet avec Olivier Meyer et Alain Sabatier.



Aux Jardins Saint-Jacques de Perpignan, le maraîcher Jean-Michel Fenes ne cache pas son inquiétude. Pourtant ses serres tournent à plein régime, ses salades grossissent à vue d'oeil et les ouvriers agricoles sont dans l'effervescence de la récolte.
Des températures douces et du soleil : dans les serres des P.O, les salades poussent presque trop bien! / © F3 pays catalan
Des températures douces et du soleil : dans les serres des P.O, les salades poussent presque trop bien! / © F3 pays catalan


Et c'est le paradoxe : la saison est exceptionnellement propice au développement des salades. Résultat, ses batavias et autres feuilles de chêne en surproduction se vendent à bas prix. 30 centimes la pièce. C'est insuffisant pour faire vivre décemment un producteur. Il faudrait un prix minimum de 50 centimes par salade. On en est loin, et le coût des serres et de la main d'oeuvre, lui, ne baisse pas. Résultat, Jean-Michel Fenes déplore un manque à gagner de 300 000 euros pour son exploitation sur la seule production de salades.

Alors que la saison bat son plein, Jean Michel Fenes est soucieux de ses salades bradées. / © F3 Pays catalan
Alors que la saison bat son plein, Jean Michel Fenes est soucieux de ses salades bradées. / © F3 Pays catalan


Une crise sans précédent, explique le maraîcher qui regrette évidemment la politique d'achat à bas prix des grandes surfaces commerciales.  Pour lui, la "défense des consommateurs", mise en avant par les grandes enseignes a ses limites. Celles de la survie des exploitations agricoles. Elles ne sont plus que 500 dans les Pyrénées-Orientales. Un chiffre en diminution constante depuis quelques années.

Sur le même sujet

Aude : l'ancienne boulangerie de Salles-d'Aude est devenue un repère à rats

Les + Lus