"Nicolas, il ne faut rien lâcher... sauf des ourses dans les Pyrénées", c'est le message que les défenseurs de la cause ursine ont choisi de diffuser en se prenant en selfie. La campagne lancée sur les réseaux sociaux rencontre un bel écho et prend parfois une tournure humoristique.
Alors que les pro et les anti ours se parlent par vidéo interposées, les défenseurs de la cause ursine dans les Pyrénées ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux dont le principal objectif est de pousser tout en douceur le ministre de l'écologie Nicolas Hulot à se positionner en faveur de la réintroduction d'ourses dans les Pyrénées.
Plus de 200 personnes, pour la plupart inconnues ont déjà répondu à l'appel, en version sérieuse et convaincue mais aussi sur le mode clin d'oeil notamment avec un selfie où deux chiens patous sont mis en scène, masqués, en référence aux dernières vidéos qui ont fait le buzz sur la question du plantigrade.
La campagne est suivie via le hashtag #DesOursesPourLesPyrenees sur twitter.#DesOursesPourLesPyrenees pic.twitter.com/bDYpWPgHiA
— NiCoLaS (@jAjAdUzErOnEuF) 25 septembre 2017
Pour Alain Reynes directeur de l'association Ferus-Pays de l'Adet, interrogé par le journal 20 minutes
Nicolas Hulot a signé au printemps dernier une demande de lâcher d’ours et a dit qu’il se saisissait du dossier cet été. C’est un ministre qui a des convictions qui ne sont pas cachées. Aujourd’hui il est aux manettes, il faut inciter à faire ce à quoi il croit, sinon, sous son ère on assistera à la disparition des ours à l'Ouest des Pyrénées
Voici quelques uns des 200 selfies avec chiens, ours en peluche... que l'on peut voir
#DesOursesPourLesPyrenees Je suis ariégeoise. Je veux des ours ds les Pyrénées. A visage découvert et désarmée, pas comme certains @N_Hulot pic.twitter.com/0BtqRsSai7
— Florence Rouch (@FloRouch09) 15 septembre 2017
@PaysDelOurs #DesOursesPourLesPyrenees pic.twitter.com/1QAVrlRXd1
— Emy L. (@emy_delight) 15 septembre 2017
MadeInFrance ou Slovènes peu importe, mais là @N_Hulot faut rien lâcher - sauf #DesOursesPourLesPyrenees ! pic.twitter.com/Xvse2dUINb
— MarieAgnès Gandrieau (@mgandrieau) 25 septembre 2017
Pourquoi demander de nouveau lâcher d'ours
C'est une question de survie pour la population actuelle. Dans le Béarn, le noyau constitué par deux ours mâles n'a aucune chance de se développer. En effet, les plantigrades sont dans l'impossibilité de se reproduire faute de femelles dans leur secteur. L'autre raison vient du risque lié à la consanguinité. La population des 39 ours recensée dans le massif est en manque de sang neuf. Ce qui à moyen terme pose un problème de survie.