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Robert Gelli, attaqué par l'avocat de Nicolas Sarkozy, nie "être un ami de François Hollande"

Le procureur de la République à Nîmes, Robert Gelli, qui prendra ses fonctions la semaine prochaine au parquet de Nanterre en remplacement de Philippe Courroye, a nié lundi sur France Bleu être un ami de François Hollande.

"Il y a 35 ans, j'ai fait mon service militaire avec François Hollande comme tous ceux de ma promotion de l'Ecole nationale de la magistrature et de l'Ecole nationale d'administration (cette année-là, ndlr). Je ne suis pas un ami de François Hollande", a déclaré Robert Gelli au micro de France Bleu Gard Lozère.

Vendredi sur Europe 1, au lendemain de l'audition à Bordeaux de Nicolas Sarkozy, son avocat, Me Thierry Herzog, avait opposé aux multiples rencontres entre son client et M. Courroye, en charge initialement de l'affaire Bettencourt, le fait que son successeur, M. Gelli, soit "un ancien ami de régiment de M. Hollande".
"Cela fait-il de lui - qui sera peut-être invité à dîner par le président de la République Hollande - quelqu'un de suspect ?", s'était interrogé Me Herzog sur Europe 1.
Robert Gelli, qui quitte ses fonctions à Nîmes en fin de semaine pour rejoindre Nanterre, a travaillé au cabinet de Lionel Jospin, à Matignon, de 1997 à 2002. Il a ensuite été nommé procureur dans le Gard où il est resté dix ans.
"Dans un premier temps, je ne peux pas être nommé à un poste à responsabilité parce que peut-être je ne suis pas l'ami de ceux qui sont en place et maintenant, je ne pourrais pas être nommé au prétexte que j'aurais une supposée amitié parce que j'ai fait mon service militaire avec l'actuel président de la République. Arrêtons", a insisté M. Gelli.

A Nîmes, il sera remplacé par Marie-Laure Beccuau, actuelle procureur adjointe à Bobigny.
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