Sécheresse : en Haute-Garonne, l'inquiétude plane sur les cultures

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Écrit par Aurore Briffod avec Christophe Romain

Le phénomène préoccupe les agriculteurs du département qui espèrent une meilleure politique de la gestion de l'eau.

Pas de pluie à l’horizon. Les prévisions météorologiques ne prévoient aucune précipitation dans les prochains jours. Comme en fin de semaine dernière, Météo France indique que les maximales devraient avoisiner voire dépasser les 30 degrés dans plusieurs départements.

Il y a quelques jours, le ministère de l’Agriculture a prévenu que la sécheresse qui frappe l’Occitanie, tout comme l’ensemble de la France, aura un impact sur la production des céréales notamment sur le blé qui est actuellement en pleine croissance.

En Haute-Garonne, certaines parcelles sont déjà craquelées, synonyme d'un important manque d'eau. Autre détail qui ne trompe pas : à cette époque, le blé devrait être bien plus haut. "Nous sommes dans la période où il a le plus besoin d'eau. On risque d'avoir au moins 35 % de moins de production", se désole Jean-François Lamassé agriculteur à Sabonnères.

Les nappes phréatiques, seule solution ?

Christel Carpentier s'inquiète également pour sa production. Elle pourrait perdre une partie de son colza. En raison du coût de l'irrigation, elle a choisi de privilégier certaines cultures, notamment le maïs car c'est une production plus rentable. Secrétaire adjointe en charge de l'irrigation à la chambre d'agriculture, elle demande une meilleure gestion de l'eau. "Sur une année, on a la même quantité d'eau qui tombe sauf qu'elle ne tombe que l'hiver. Si on arrivait à conserver cette eau pour pouvoir l'utiliser intelligemment l'été, on pourrait avoir une alimentation de qualité et de proximité", estime-t-elle.

Si le ciel n'aide pas les agriculteurs, les nappes phréatiques pourraient être la solution. En Midi-Pyrénées, leur niveau actuel se trouve dans la moyenne de ces trente dernières années.